SALAM , AZUL ,BONJOUR
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ZIAMA MANSOURIAH

 

Erraguène attend désespérément le train du progrès de « Min Djibalina » à la misère des montagnes

mercredi 16 avril 2014

Après la commune de Babor, nous poursuivons notre cheminement sur les routes en lacets qui relient Sétif à Jijel à flanc de montagne. Si le paysage est majestueux avec, à la clé, un magnifique lac artificiel alimenté par le fameux barrage d’Erraguène, le développement est au point mort. Comme le résume Mohamed, cantonnier de son état : « On ne va pas manger la nature. » Chronique d’une non-campagne de l’autre côté des Babors, entre vraie paix et faux espoirs.

Une vingtaine de kilomètres séparent la commune de Babor de celle d’Erraguène. La route, sinueuse et étroite, est sensiblement dégradée et fait davantage penser à une piste de montagne. Le bitume s’écaille comme une peau de serpent. Seules quelques mechtas désertées ponctuent notre trajet. L’eau du barrage d’Erraguène s’étale majestueusement dans le creux des collines en formant un magnifique lac artificiel qui confère à l’ensemble des airs de paradis helvétique. Mais ce n’est pas la Suisse, ici, c’est l’éden jijélien. Le paysage est divin. Divin.

Un paradis transformé en enfer dans le chaos des années 1990. Mais on se garde d’y penser. Dame Nature nous gratifie d’un des plus beaux spectacles qui soient et nous ne voudrions pour rien au monde gâcher ce moment de grâce. Abderrezak, notre collègue, est aux anges. Respire à pleins poumons cet air si frais et si vrai qui nous ramone les poumons et le cœur. Des panneaux d’affichage sans affiches entretiennent l’illusion d’une vie électorale. Ils n’ont que les vaches pour leur prêter attention. Des guérites haut perchées viennent nous rappeler que cette paix est encore fragile et toute nouvelle.

A un moment donné, un militaire surgit d’une baraque érigée sur une butte et nous invite à rebrousser chemin. Nous songeâmes instinctivement à une précaution qui était en vigueur durant les années GIA : passée une certaine heure, les militaires interdisaient aux voitures de poursuivre leur route de crainte d’embuscades terroristes. Il n’en est rien. La route est barrée pour travaux. De fait, des engins de travaux publics s’affairent à réhabiliter le chemin de wilaya 137. Nous dûmes faire un détour par un petit pont délabré et reprendre notre chemin à partir de l’autre rive, en tricotant la montagne. Au bout de plus de deux heures de trajet cahoteux, nous voici enfin à Erraguène. Izzerraguène de son nom berbère. « Erraguène s’appelle Merj Izzerraguène, le ‘‘pré aux cours d’eau sinueux’’ en arabo-berbère », explique avec sa légendaire érudition un illustre enfant de la région, en l’occurrence notre confrère et ami Slimane Zeghidour, grand reporter et rédacteur en chef à TV5.

Le barrage et la soif

Le chef-lieu de la commune est officiellement désigné par « Erraguène-Souici », du nom d’un vaillant chahid de la région. Située à 70 km au sud-ouest de Jijel, la localité est affiliée à la daïra de Ziama Mansouriah (31 km au nord). Erraguène s’annonce par son imposant barrage hydroélectrique, géré par Sonelgaz. C’est la grosse attraction de la région. L’ouvrage d’art qui incarne le barrage est unique en son genre, assure Saïd Boukefous, le maire d’Erraguène, en précisant qu’il a été construit à la fin des années 1950. Le barrage est d’une capacité de 200 millions de mètres cubes. Malgré cette corne d’abondance hydrique, l’eau se fait désirer dans les foyers et le courant électrique fait des siennes, surtout en hiver.

En pénétrant dans le cœur du village, on prend toute la mesure du terrible enclavement d’Erraguène et de son dénuement. Le noyau urbain semble englouti dans une cuvette et, tout autour, des crêtes montagneuses et des bosquets denses. Les chemins alentour sont tous impraticables, d’où la faiblesse du trafic routier. La place du village est parée de quelques commerces. Nous cherchons un petit fast-food pour casser la croûte. En vain. Pas le moindre petit bouiboui. Un café improvise des sandwichs et des pizzas. Il n’avait plus rien à notre passage.

Dans les deux épiceries voisines, il n’y a même pas de pain. « Ici, il n’y a pas de boulangerie. Je suis obligé de ramener le pain depuis Babor dans des conditions difficiles », râle un épicier. Aucune trace du mot « pharmacie » parmi les enseignes qui meublent la ville. La placette centrale est squattée par de jeunes chômeurs rongés par l’oisiveté. Des militaires en tenue « débraillée » (comme on dit dans le jargon des bidasses) viennent de temps en temps prendre nonchalamment un « jus de chaussettes » dans l’un des deux cafés du coin. La vie coule au rythme des turbines du barrage. Le temps semble immobile.

« On vit juste pour ne pas mourir »

Comme dans tous les villages et communes de la région, la campagne, ici, est au point mort. Les affiches se font aussi rares que les représentants des candidats. Erraguène compte 2559 inscrits sur la liste de vote. Le fichier électoral est assez flottant en raison des déplacements de population. « Moi, je vais voter juste pour la forme », nous confie Mohamed, 22 ans, rencontré dans la partie basse du village, un ancien quartier colonial aux maisons vétustes. Mohamed poursuit : « Je le fais par devoir et aussi pour les papiers, on ne sait jamais… Autrement, je n’attends rien de cette élection. Cela ne va rien changer à notre quotidien. »

Mohamed est cantonnier pour un modique salaire de 15 000 DA. « Nous sommes 7 à la maison, répartis sur deux petites pièces. Nous n’avons ni cuisine ni salle de bains. Quand il pleut ou quand il neige, la maison devient une passoire. Nous manquons de tout ici. Nous n’avons ni pharmacie, ni boulangerie, ni hôpital, ni gaz de ville, ni eau courante, ni routes, ni loisirs… Les gens des mechtas ne sont pas près de retourner chez eux. Si au moins les routes étaient retapées, peut-être que cela les aurait encouragé. Nous avons un seul bus qui va à Jijel. Il fait une seule fois la navette. Il part à 7h du matin et revient à 14h. Si tu as une urgence médicale, tu dois louer un clandestin à 2000 ou 4000 DA. Si tu n’as pas d’argent, tu crèves. Qui va se lancer dans le transport public avec des routes pareilles ? Même à 200 DA le ticket, ma yakhradjch fiha. Il va user son véhicule en une année. » Mohamed ne se voit pas d’horizon, ne se projette pas, s’interdit de fonder une famille. « Comment tu vas vivre avec 15 000 DA ? » peste-t-il.

Le jeune cantonnier est originaire d’un douar flanqué sur les hauteurs d’Erraguène, du nom d’El Allaoucha, où sa famille possède des terres. Mais pas question pour lui d’aller vivre dans la mechta. « Tu ne peux pas vivre là-haut. Il n’y a pas d’avenir dans la montagne. Je n’ai pas vécu le terrorisme mais j’ai vu ses effets. Les mechtas sont vides. Il n’y a rien à faire là-haut. Tout s’est dégradé dans la montagne du fait d’el irhab », argue-t-il, avant de lâcher cette cinglante boutade : « Rana aychine bach manmoutouche (on vit juste pour ne pas mourir) ! » Mohamed le dit sur un air de « on vit juste par politesse », de cette « politesse du désespoir » si chère à la littérature pessimiste. Et de renchérir : « Edoula m’aychetna bel khobz el yabess (l’Etat nous fait vivre de pain sec)… » Quand nous évoquons avec lui les vertus touristiques d’Erraguène, son barrage vertigineux, la nature plantureuse, cela le fait sourire… « Tu ne vas pas manger la nature mon frère. Tu ne vas pas manger le barrage ! », assène-t-il.

« Tourner la page du deuil »

Le président de l’APC d’Erraguène, lui, garde espoir et nourrit de belles ambitions pour sa commune. Elu en novembre 2012 sur une liste UFDS, (Union des forces démocratiques et sociales, le parti de Noureddine Bahbouh), cet économiste de formation a tout juste 29 ans. Assis derrière un ordinateur portable, Saïd Boukefous a parfaitement conscience de la lourde responsabilité qui pèse sur ses épaules. « Erraguène est une commune martyre. Nous avons eu trois maires assassinés », soupire notre hôte, avant d’ajouter : « La commune comptait 13 000 habitants (au début des années 1990, ndlr) et elle ne compte aujourd’hui que 4000 âmes. Erraguène est entourée de 40 dechras. 90% des habitants de ces mechtas ont quitté leurs maisons. » Affable et motivé, Saïd Boukefous se veut un « agent du changement », comme il dit : « Je suis jeune et j’ai connu les mêmes frustrations que mes concitoyens.

Les responsables de l’époque n’étaient pas à l’écoute de la population. Nous manquions des conditions les plus élémentaires d’une vie digne. Comment demander, dans de telles conditions, aux gens de rester ? Pour moi, les vrais résistants sont ceux qui sont restés. » « Mon ambition est de sortir la commune de l’isolement et de faire en sorte que le jeune d’ici se sente exactement comme le jeune de Jijel et pas en retard de 10 ans. C’est pour cela que nous avons tout mis en œuvre pour introduire internet à Erraguène », se félicite-t-il. Pour lui, la clé du développement pour sa commune est le tourisme, en investissant sur les berges du barrage d’Erraguène, surtout quand on sait que le budget municipal est d’à peine 2,8 milliards de centimes. « Nous voulons exploiter ce site à des fins touristiques et pour cela, nous avons besoin d’une assiette de 12 hectares pour aménager un espace touristique, ce qui contribuera à désenclaver la commune et résorber le chômage. »

Le plan du maire est de faire d’Erraguène un pôle d’excellence en matière de tourisme de montagne. Le 22 mars dernier, la commune a organisé une véritable opération marketing en lançant un festival dédié au tourisme de montagne qui a attiré 500 personnes. Le président de l’APC souhaite accueillir dès l’été prochain une première vague de vacanciers sur les rives du barrage. « Nous allons aménager un camping d’été de 70 tentes », promet M. Boukefas. « On veut tourner la page du deuil. On ne veut plus que le nom d’Erraguène soit associé au mot irhab », martèle-t-il.

« L’Algérie est un énorme bivouac »

En attendant, la population d’Erraguène continue à mariner dans la morosité en rongeant son frein. Dans une interview qu’il nous avait accordée à l’été 2011, Slimane Zeghidour eut ces mots pleins de vérité sur l’extinction programmée de son terroir : « C’est la mort sociale de cette région. » « Mon village, El Oueldja, est complètement mort, plus personne n’y vit. Il y a une soixantaine de villages entre Babor et Jijel qui sont définitivement abandonnés par leurs habitants depuis l’époque de l’AIS. Je viens de faire le tour de tous ces villages : Beni Zounday, H’dabla, Kouarta, Souassa, M’chachda, Q’maha, Oualil, Lahbal, Aghedou, Aghalen, Afernou, Beni Ighzer, Beni Ouarzeddine, Selma, Texenna. A part les hameaux proches de Texenna, tout le reste est complètement déserté.

Des villages entiers sont à l’état d’abandon, avec leurs arbres gorgés de fruits que personne ne vient cueillir. Nulle part ailleurs je ne ressens un tel sentiment d’abandon, de rage impuissante, d’inutilité de la protestation ou même du simple signalement du désastre. » (El Watan du 4 septembre 2011) Lui qui vécut dans sa chair les affres du colonialisme pour avoir grandi dans le camp de regroupement d’Erraguène, Slimane relevait, dans cette même interview, l’ingratitude de l’indépendance à l’égard de nos djebels abondamment irrigués du sang des chouhada : « Il y a une telle contradiction dans le discours officiel algérien ! Quand on entend Min Djibalina, on se dit que le djebel est considéré comme la matrice anthropologique du pays. Mais quand on voit l’ampleur des incendies de forêt, quand on voit la disparition d’arbres sublimes comme aza’rour (l’azerolier), un arbre qui prospérait à Erraguène, on réalise le fossé sidérant qui sépare le discours de la réalité. »

Et de lancer ce cri du cœur : « L’azerolier est en train de disparaître. La vie villageoise disparaît. Les usages villageois disparaissent, les dialectes, les charades, les devinettes… C’est un pays entier qui est en train de foutre le camp dans l’indifférence générale. Je ne sais pas si l’on peut appeler cela de l’indifférence, de l’inculture, de la désinvolture, du suicide inconscient. En parallèle, nous avons… je ne dirais pas de l’urbanisation, je dirais plutôt que c’est un camping, un camp de réfugiés. Les Algériens bivouaquent dans leur propre patrie. Ils peuplent leur pays mais ne l’habitent pas. Celui qui est dans le village veut aller dans la ville, celui qui est dans la ville veut aller dans la capitale et celui qui est dans la capitale veut partir à l’étranger. L’Algérie est un énorme bivouac et tout le littoral est un quai d’embarquement. »

M.Benfodil

Projets de désenclavement à Erraguene
Repeupler des mechtas abandonnées durant des annéesle 14.12.13

Les habitants, qui ont montré un intérêt pour le retour, espèrent que les voies d’accès soient réhabilitées pour qu’elles soient carrossables.
Après l’exode massif des populations montagnardes durant la décennie du terrorisme, les autorités œuvrent à réunir les conditions pour assurer un retour des habitants aux villages d’origine à travers une amélioration des conditions de vie, notamment le désenclavement. C’est dans cette optique que les travaux de réhabilitation des CW 137 et 137B ont été lancés sur une distance
 de 30 km. Cette route relie les communes de Ziama Mansouriah et Erraguene. Partagé en deux tronçons, ce projet compte deux segments  longs de 12,5 km et 17,5 km. Les données fournies sur le projet avancent un rythme satisfaisant. Si au sud de Ziama Mansouriah, certaines mechtas proches commencent à recevoir des habitants ayant fui la région, sans toutefois s’y installer pour le moment  définitivement, la région d’Erraguene a connu une saignée qu’il reste à inverser à travers notamment ce projet auquel ont été  alloués 522 millions de dinars.
Comme au sud de Ziama Mansouriah, (Bettacha, Sahel etc…), certains habitants intéressés par le retour espèrent un coup d’œil vers l’état des voies de dessertes à travers l’aménagement des pistes pour les rendre facilement carrossables, et assurer une meilleure disposition à réinvestir les hameaux désaxés des principales routes. Parallèlement à la réhabilitation de ce chemin de wilaya qui,  faut-il le souligner constitue une autre porte d’accès vers la wilaya de Sétif, en reliant Erraguene à la commune de Babor  pour  enfin accéder à Aïn El Kebira, la commune d’Erraguene a bénéficié dans le cadre des plans communaux de développement (PCD)  d’inscription récente, pour une enveloppe globale de 120 millions de dinars, destiné à la réalisation de travaux d’aménagement  routiers, de réseau d’alimentation en potable et pour les structures de la santé.  Pour ce qui est des plans sectoriels (PSD),  c’est la route reliant Krarta à Aïn Lebna qui a bénéficié de 270 millions de dinars pour son aménagement. Il faut dire que cette région d’Aïn Lebna, sur le versant nord de Tamezguida, constitue aussi une porte traditionnelle vers les Hauts Plateaux via  commune de Beni Aziz qui se trouve au sud de ce mont.
La modernisation de ces voies de dessertes, tant dans la wilaya de Jijel que vers la wilaya de Sétif, offrira d’immenses potentialités à ces habitants  pour écouler leurs produits agricoles, dont la production est appelée à connaître une hausse avec le développement  de cette région.  A court terme, il n’est pas insensé de croire qu’avec l’amélioration des conditions de sécurité et la
 réhabilitation de ces routes, des circuits touristiques voient le jour. En effet, la région recèle d’immenses potentialités touristiques, qui ne demandent qu’à être exploitées. La chaîne de montagnes qui ceinture le barrage d’Erraguene constitue  une attraction certaine pour les amoureux de la nature.  La finalisation d’un réel circuit touristique passe aussi par la modernisation du tronçon restant du CW 137 reliant El Aouana à Erraguene, en passant par Selma. Ces deux communes d’Erraguene et Selma étant reconnues comme les plus enclavées de la wilaya de Jijel, l’ouverture à la circulation du tronçon entre Selma  et El Aouana sera double. D’un côté un complètera le circuit touristique qui ramènera les visiteurs vers la RN43, soit à Ziama Mansouriah, soit à El Aouana, de l’autre permettra le retour des populations vers le sud d’El Aouana, si toutefois les conditions sécuritaires sont réunies dans ce triangle caractérisé par la densité de la forêt de Guerrouche.
 

Dimanche, 08 Décembre 2013 09:50 Facebook Imprimer Envoyer Réagir
Après plusieurs années d’exode
Des familles reviennent à Iraguène
Par : Mouloud Saou
Le nombre des habitants de la commune d’Iraguène est passé de 1500 en 2006 à environ 3000 en 2013. Un nombre jugé satisfaisant, quand on sait que cette région a connu un exode massif durant la décennie noire.
La volonté manifestée par les anciens habitants de la commune d’Iraguène Souici de regagner leurs villages délaissés a poussé la direction des travaux publics à lancer des travaux au niveau de la route reliant Ziama Mansouriah à Iraguène. Le directeur des travaux publics de la wilaya de Jijel, Ibrahim Medjili, a indiqué que le but de ce projet de grande envergure est de faire sortir Iraguène et les villages alentour de l’isolement et permettre aux habitants de cette commune abandonnée lors de la décennie noire de regagner leur région. A cet effet, les travaux de réhabilitation des chemins de wilaya 137 et 137B avancent à un bon rythme, avons-nous appris. “Le taux d’avancement des travaux est estimé à 10% pour le premier tronçon et 15% pour le deuxième”, a indiqué le DTP lors d’un entretien. Le même responsable a affirmé que “beaucoup d’espoirs sont fondés sur la réalisation de cette route, elle encouragera sans doute les habitants à revenir vers la terre de leurs aïeux pour s’y réinstaller”. Ce projet qui a coûté 522 millions de dinars permettra également le désenclavement des régions et des communes limitrophes telles que Bir Ghezala, Khnak El-Djemaâ et Selma Benziada. Selon les informations qui nous ont été communiquées, le nombre des habitants de la commune d’Iraguène est passé de 1500 en 2006 à environ
3000 en 2013. Un nombre jugé satisfaisant, quand on sait que cette région a connu un exode massif durant la décennie noire. Dans le même sillage, la réhabilitation de la route en question permettra une meilleure fluidité de la circulation routière, notamment après que les habitants de plus d’une vingtaine de mechtas seront revenus. Selon le DTP, cet axe routier de 30 km permettra aussi de relier les communes de Ziama et d’Iraguène à la wilaya de Sétif, en passant par les montagnes de Babor, ce qui va diminuer les bouchons interminables enregistrés durant la saison estivale sur la RN 43.
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Jijel   Jeudi 3 octobre 2013
les travaux publics
De l’argent pour les routes
Le wali de Jijel a donné le coup d’envoi, hier, au lancement de certains projets relevant du secteur des travaux publics.
En effet, le chef de l’exécutif a inspecté le lancement des travaux de réhabilitation du chemin de wilaya 137B et 137 reliant la commune côtière de Ziama Mansouriah, sur une distance de 17 km, pour un montant de 22 milliards de centimes, et un délai de réalisation de 15 mois. Sur les lieux, le wali Ali Bedrici a mis l’accent sur la fiabilité des garanties techniques, sur la nature technique du sol pour éviter d’éventuels glissements de terrain. Il s’est engagé à prendre en charge la réhabilitation de la deuxième tranche de la route reliant le chef-lieu de ladite commune à la localité de Betacha, dans le cadre du programme complémentaire 2013 pour désenclaver les localités montagneuses surplombant Ziama Mansouriah et contribuer au retour des habitants qui ont quitté leur douar d’origine sous la menace terroriste. Tirant profit de la présence du premier responsable de la wilaya, un entrepreneur qui est en train de réaliser un projet relatif à la réhabilitation de la route Kerrarat-Erraguene a soulevé le problème de la sécurité vu l’activité terroriste qui sévit dans cette région fortement boisée.
Ali Bedrici, a également inspecté le lancement des travaux de réalisation d’un viaduc sur la RN43, au niveau des grottes de Ghar El Bez . Selon la fiche technique, ce projet d’un montant de 57 milliards de centimes prévoit la réalisation d’un viaduc sur une distance de 260 mètres de longueur et de 10,50 de largeur. Un responsable de la SAPTA, chargé de la réalisation de ce projet a affirmé que ses dirigeants ont fait appel à une sondeuse pour peaufiner l’étude de sol notamment au niveau de points d’appui du futur pont dont l’achèvement aura lieu en mai 2014.
Le chef de l’exécutif a ensuite chapeauté le lancement des travaux de réalisation des travaux de renforcement des chaussées et d’assainissement de l’aérodrome Ferhat-Abbas. Dans une déclaration à la presse, Ali Bedrici a affirmé que la fermeture de l’aéroport Ferhat-Abbas est édictée par des mesures de sécurité car la piste actuelle représente un danger pour l’aviation aérienne.
Pour cela, «nous avons pris la décision de fermer cet aéroport pour éviter des risques tout en présentant nos excuses quant aux désagréments passagers causés à certains passagers, notamment les malades et les personnes âgées. Il a tenu à préciser que l’entreprise chargée de la réalisation du renforcement de la piste s’est engagée à livrer cette infrastructure bien avant le délai du contrat qui est d’une année pour un montant de 15 millards de centimes.
Bouhali Med-Cherif

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Régions : JIJEL : LE RETOUR DES POPULATIONS À ZIAMA MANSOURIAH
Aït Achour, mechta pilote

Malgré les efforts consentis par les pouvoirs publics pour la sédentarisation des populations des régions montagneuses et leur retour vers leur douar d’origine, force est de constater que cette question demeure un sérieux problème pour les autorités locales de la wilaya de Jijel.
Lors de leur rencontre avec les citoyens de la commune de Ziama Mansouriah mercredi dernier, les intervenants se sont longuement attardés sur cet épineux problème dans cette commune dont 13 mechtas ont été touchées par le phénomène de l’exode des populations, durant la décennie rouge et ses séquelles indélébiles. La réhabilitation des chemins reliant le chef-lieu de la commune aux localités désertées, l’ouverture des pistes, la réfection du réseau électrique et la remise en état des équipements publics saccagés par le terrorisme (écoles, salles de soin, agences postales) ont été le refrain de la majorité des intervenants. En réponse à la problématique du retour des populations, le maire a énuméré un certain nombre de mechtas touchées par ce phénomène dont entre autres, Aït Achour, Ouled Ali, Sahel, Betacha et Afernou en soulignant sur la base de certaines données socio-économiques que les services communaux ont choisi la localité de Aït Achour comme mechta pilote. Sur sa lancée, il a indiqué que l’Assemblée populaire communale a d’ores et déjà dégagé une enveloppe de 2 milliards de centimes, pour la réhabilitation de la route reliant la dite localité au chef-lieu de la commune de Ziama Mansouriah, sur une distance de 3 km. Pour sa part, le wali a affirmé que ses services sont disposés à mettre le paquet à travers les PPDRI et les différents programmes de soutien mis en place par l’État, pour le repeuplement de ces régions sans omettre toutefois, de déclarer que cette opération doit être réalisée dans un cadre organisé et mûrement réfléchi pour garantir sa réussite, c'est-à-dire le retour réel et effectif des gens vers leur douar d’origine. Ce retour, une fois concrétisé, va atténuer un tant soit peu, la tension sur le centre ville en matière de logement. Selon le Directeur des mines, on dénombre 883 maisons désertées par leurs habitants. Les citoyens présents ont par ailleurs déploré la faible couverture sanitaire qui demeure, selon les avis de certains, aléatoire. A ce sujet, la responsable du planning familial, Mme Boukhriss Fatima, a soulevé la question de l’énigmatique maternité rurale équipée qui demeure toujours fermée et les vrais mobiles du retard dans le démarrage des travaux de réalisation d’un hôpital de 60 lits, inscrite au programme de l’ancien wali.
B. M.-C.

ZIAMA MANSOURIAH : Les habitants de Aït Achour veulent retourner à leur douar

dimanche 3 mars 2013

Les habitants de la localité de Aït Achour, surplombant la commune côtière de Ziama Mansouriah, à une quarantaine de kilomètres à l’ouest du chef-lieu de la wilaya de Jijel, veulent retourner dans leur douar d’origine.

Des dizaines de familles veulent regagner leur mechta suite à la nette amélioration de la situation sécuritaire dans cette région montagneuse, fortement touchée par l’exode en 1990. Pour ce faire, ils réclament l’intervention des autorités locales pour la réhabilitation des équipements publics saccagés par le terrorisme qui a causé beaucoup de dégâts et des aides dans le cadre du Fonds national du développement rural visant la sédentarisation des habitants des régions rurales. Interrogé par nos soins, le jeune président de l’Assemblée populaire communale de Ziama Mansouriah, Amira Fouad, nous a affirmé qu’il existe un programme de repeuplement de la localité, qui comptait au début des années 1990 plus de 300 familles, et un projet relatif à la réhabilitation de la route reliant le chef-lieu de la commune à Aït Achour sur une distance de 3 km est déjà inscrit. D’autre part, le maire a sollicité l’aide des autorités locales pour la remise en état des infrastructures publiques saccagées par le terrorisme, notamment le réseau d’électricité, l’école primaire, la salle de soins aux fins de faciliter le retour de ces familles dont certaines sont entassées dans des bicoques à Jijel, à des prix forts. Bouhali Mohamed-Chérif

 

 

Forêt des Babors : le «bûcheronnage» fait rage
le 15.10.12 |  
Aveuglés par l’appât du lucre, dans l’impunité totale, certains déciment des arbres pour en faire des étais servant à la maçonnerie, dénudent le patrimoine sylvestre, nuisent à l’environnement…
La nouvelle forêt des Babors fait l’objet d’abattages sauvages d’arbres depuis 2 ou 3 années, notamment en automne. Profitant de l’impunité, des braconniers cèdent leur produit qu’utilisent les maçons dans le coffrage des dalles, à 500 DA/l’unité. «Notre conscience ne nous permet de passer sous silence le carnage commis en différents endroits de la forêt, livrée à des  pilleurs sans foi ni loi. Nous sollicitons les colonnes de la presse pour alerter l’opinion et les pouvoirs publics pour qu’ils mettent un terme aux activités de ces bandits», diront des citoyens de Babors qui ont pris attache avec nos bureaux. Notons que la forêt domaniale des Babors, l’une des plus importantes réserves naturelles du pays, qui a souffert des années durant des exactions des hordes terroristes, a, au bonheur des écologistes, retrouvé sa «nature» et ses visiteurs.
Faisant partie du massif de l’Atlas tellien, la forêt des Babors, située à 52 km au nord de Sétif et seulement à 15 km de la mer Méditerranée, est une réserve naturelle de grande importance. Elle doit son appellation à la chaîne des monts des Babors, à laquelle elle appartient, abritant le point culminant à 2004 m d’altitude, un des points les plus hauts du pays. Eu égard à la richesse et au rôle de cette protection et la préservation d’espèces animales et végétales, l’administration française l’a, en 1921, classée parc national. L’arrêté a été promulgué le 12 février 1921, mais les 2367 ha (superficie de la forêt) n’ont à aucun moment bénéficié de la protection voulue.
Cette forêt, répartie en quatre cantons (Babors, Djebel Babors, Beni-Bezzez et Chaâbat Amalou) et accessible en plusieurs endroits des wilayas de Sétif et Jijel, abrite une végétation exceptionnelle, riche en espèces rares et endémiques. Les études et les travaux de recherche notent la présence de pas moins de 416 espèces végétales dont 23 protégées par la loi et 8 endémiques. Cet espace est le seul en Afrique du Nord, en dehors de la forêt du Rif, à abriter le sapin de Numidie (Abies numidica). Ce domaine regorge, nous dit-on, d’une diversité de champignons rares, tels que le champignon dit Tricholoma calligatum qui est recensé en abondance.
La faune y est aussi importante, la réserve est le fief de plusieurs espèces rares. La sittelle kabyle (Sittelle lendant), découvert par Lendant en 1976, est un oiseau rare, ne comptant que quelques couples. Le singe magot (Macaca Sylvamus), le lérot (Elyomys quercinus), la mangouste (Herpestes ichneumon) et la belette (Mustela numidica) sont les autres principaux mammifères des 15 parmi les 47 que compte l’inventaire national.
Kamel Beniaiche

Avec une appellation aussi appropriée, la ’’Grotte merveilleuse’’ de Ziama Mansouriah (Jijel) n’a pas pris une ’’ride’’ depuis sa découverte qui remonte au début siècle dernier, tant elle conserve le même attrait.

Ce site, parmi tant d’autres essaimés le long de la corniche jijelienne, reçoit chaque année, et particulièrement en période estivale, de nombreux visiteurs, en quête de connaissance ou poussés par le désir d’approcher et de toucher du regard des formes pétrifiées, les unes plus surprenantes que les autres. Ce décor de stalactites et de stalagmites, créé selon une architecture dont seuls le temps et la nature détiennent le secret, meuble une immense salle souterraine qui n’est pas sans rappeler les fameux trésors de la caverne d’Ali Baba. Située à 35 km à l’ouest de Jijel, sur la route nationale 43, cette excavation mise au jour en 1917 lors des travaux pour l’ouverture du tronçon routier Jijel-Bejaia est en fait un trésor naturel à préserver, rappellent les responsables du Parc national de Taza qui en assurent la gestion. L’intérieur de cette grotte spacieuse qui baigne dans une température constante de 18 degrés centigrades, avec un taux d’humidité variant entre 60 % et 80 % est surtout frappant par l’impressionnante richesse en stalactites et stalagmites (concrétions calcaires) présentant des formes diverses et étranges. Le visiteur est en face de la ’’Tour de Pise’’, de ’’Bouddha’’ ou d’une mère allaitant son bébé. Le regard du touriste ne se lasse pas de s’abandonner à l’observation des formes ou des configurations humanoïdes, animales (pieds de chameau et autres ressemblances plus ou moins précises) auxquelles viennent s’ajouter des sons cristallins qui suggèrent le spectacle d’un étrange opéra des abysses. Ce joyau de la nature souterraine, si captivant que le visiteur se sent littéralement happé dans un univers hitchcockien, fut à l’origine de la création même du parc national de Taza, soutiennent les responsables de cet établissement qui invitent avec insistance le visiteur à ne rien faire qui puisse dégrader les lieux. On sait que le ruissellement continu de l’eau, sur les façades rocheuses, est, avec le temps, à l’origine de la formation des stalactites et des stalagmites qui sont hélas, parfois décapités par des visiteurs inconscients et irrespectueux de la valeur du site. Pour rappel, une première disposition législative pour son classement a été prise en date du 12 avril 1948. A l’indépendance du pays, une ordonnance relative aux fouilles et à la protection des sites et monuments historiques l’a intégré comme "monument naturel à protéger". Cette grotte qui fait partie intégrante du territoire du PNT, classé réserve de biosphère depuis 2004 par le Conseil international de Coordination du MAB (programme sur l’Homme et la biosphère), constitue une ’’pièce maîtresse’’ et le ’’symbole par excellence’’ du parc, souligne-t-on au PNT. Des géologues notent également que ce ’’site exceptionnel’’ appartient au système karstique du PNT, selon une décision ministérielle du 18 novembre 2008 qui l’exclut de toute forme d’exploitation ou occupation incompatible avec les objectifs de sa désignation. Quatre-vingt-quinze (95) ans après leur découverte, ces grottes qui ont résisté aux vicissitudes du temps craignent cependant la ’’main’’ de l’Homme qui risque de les effacer à jamais. ’’Tout visiteur, par le respect de ce qui l’entoure lors de sa présence dans ces lieux, a une part importante à prendre dans la conservation de ce fragile patrimoine pour que l’émotion puisse être partagée pendant encore quelques milliers d’années’’, soulignent encore les responsables du parc en signe de message et d’invite à la protection et à la sauvegarde de ce trésor inestimable.

Aps 8/6/12

 

 

 

Ziama Mansouriah : Un viaduc pour Ghar El Baz

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le 16.11.11 |   El watan

   Attendu depuis l’achèvement des travaux de modernisation de la RN43, sur un tronçon  situé entre El Aouana et Ziama Mansouriah, le viaduc devant faciliter la circulation au niveau de Ghar El Baz, près de la localité de Taza à l’est de la commune de Ziama Mansouriah, vient de faire l’objet d’un appel d’offres pour le choix de l’entreprise devant le réaliser.

Cet ouvrage de 280 m de long et 10,50 m de large fera la jonction, du côté de la mer et de celui du tunnel creusé dans le rocher, des deux parties du tronçon précité, qui est l’un des rares points noirs demeurant  sur cette route côtière. Par ailleurs, le ministère des Finances vient d’accorder l’inscription de l’opération portant étude et réhabilitation des chemins de wilaya 137B et 137, reliant Ziama Mansouriah à Erraguène.

Doté d’une enveloppe de 530 millions de dinars pour un total de 30 km, cette route montagneuse assurera un développement de cette région qui dort à l’ombre des monts des Babors. Il convient de rappeler que la modernisation de cette route avait été promise par le wali lors de sa visite dans la commune d’Erraguène, en janvier dernier. Ce tronçon, faut-il aussi le rappeler, a été, le 10 septembre dernier, le théâtre d’un grave accident ayant causé la mort à une dizaine de passagers d’un bus qui avait chuté dans un ravin.                                     

 

Des naissances dans l’ambulance ou le taxi, cela arrive. Mais jamais dans la rue! «La maman est choquée, Elle ressent une certaine honte de ce qui lui est arrivé publiquement.»
 
En l'absence d'une maternité au niveau de la commune de Ziama Mansouriah (45 KM à l'ouest de Jijel), une femme enceinte a été obligée d'accoucher en pleine rue dans des conditions très difficile, au moment où son mari été en train de chercher un véhicule pour la transportée à l'hôpital de Béjaia ou de Jijel malgré la longue distance. Selon les habitants en colère, plusieurs cas similaires ont été signalés depuis la fermeture de la seule maternité de la région en 1994.

 

ZIAMA MANSOURIAH

Belle et orpheline !
Initialement, ce beau village s’appelait « ZIANA » ; avec un « N » au
lieu d’un « M ». C’était le prénom de la fille d’un empereur romain.
Plus tard, sous le règne des Hammadites, le Abi Hammad
El-Mansour de Bejaia y passait ses vacances et lui légua son nom
qui devint Ziama Mansouriah.
C’est un très beau village surplombant la méditerranée, niché au flan
d’une montagne aux forêts très denses. On y trouve toutes sortes
d’animaux. Les historiens grecques l’appelaient Pitlékusa, mot qui
signifiait le « refuge des singes » Takfarinas réuni des guerriers
des tribus de Beni-Foughal, Beni Amrane, Kotama et
Beni-Khettab. Il forma une armée qui combattit les romains.

L. Bourdim

 


Commune de Serdj El Ghoul : La détresse de la population

Commune de Serdj El Ghoul : La détresse de la population

Prise en tenailles par un implacable cercle de misère et d’isolement, la commune de Serdj El Ghoul, une localité montagneuse et enclavée au cœur de la chaîne des Babor, semble étouffer sous le poids de l’indifférence et du laisser-aller. Dans ce patelin du bout du monde, la population est livrée à elle-même et privée de tout.

Pour cette dernière, c’est le ras-le-bol. Pour dénoncer cette situation de plus en plus difficile, des dizaines de citoyens, en majorité des jeunes, ont tout simplement fermé la route. Une manière, nous dit-on, d’attirer encore une fois l’attention des autorités de wilaya sur le désarroi des citoyens de cette localité, qui a énormément souffert des affres du terrorisme et d’autres aléas quotidiens. Dans ce bled perdu, le chômage touche l’ensemble des jeunes. Un destin en chassé-croisé lamine la vie de ces gens qui ne savent plus quoi faire pour survivre.

 

Certains d’entres eux, que nous avons pu approcher, ne cessent de dénoncer le laxisme des responsables locaux qui, selon eux, n’ont rien fait pour remédier à cette situation désastreuse. A Serdj El-Ghoul, tout vit au ralenti ; pourtant, cette localité dispose d’un énorme potentiel agricole, notamment la culture de montagne, l’arboriculture, l’apiculture, l’élevage, etc. Mais faute de moyens, et surtout de mesures incitatives de la part de l’Etat, la situation est au point mort. Il est à rappeler qu’avec le retour au calme, après toutes ces années de terreur et de galère, les gens ont commencé à revenir. Mais sur place, c’est carrément l’envers du décor. Aucune aide de la part de la collectivité n’a été déployée pour que ces personnes puissent refaire leur vie. Leurs enfants ont alors repris le chemin inverse, vers d’autres localités plus clémentes. Mais pour combien de temps encore, et quel sort réserve-t-on à ceux qui sont restés sur place ? Une question à laquelle les responsables locaux devront répondre, sachant que rien n’est fait pour retenir cette population dans ce patelin du bout du monde.

Sur cette route sinueuse, des véhicules, peu nombreux, empruntent les chemins menant vers plusieurs dechras éparses, en évitant le chef-lieu de commune où le climat est plutôt lourd, démesurément lourd, suite au rassemblement des jeunes qui ont bloqué la route pour dénoncer une situation devenue insoutenable. Pour rappel, la commune de Serdj El Ghoul s’étend sur une superficie de 598,7 km2 avec une population estimée à 9 310 habitants. Elle est située dans la daïra de Babor, à 1006 m d’altitude, et une soixantaine de kilomètres au nord du chef-lieu de la wilaya de Sétif. C’est une localité à vocation agricole, mais qui fait face au manque d’infrastructure de soins, à un état des routes déplorable, au chômage, au problème d’eau, qui est une corvée quotidienne, particulièrement pour les jeunes. Beaucoup d’entre ces derniers, rencontrés sur les lieux, nous ont assuré qu’ils sont prêts à rester sur place pour travailleur la terre, pourvu que l’on s’occupe d’eux. A cet égard, ils lancent un appel pressant aux autorités de la wilaya pour la mise en place d’un véritable plan d’aide au retour.

 


                        ZIAMA MANSOURIAH
                      Bientôt la centrale électrique
La centrale hydroélectrique de Ziama Mansouriah, dont la remise en service était prévue durant le premier trimestre de l’année en cours, a été
finalement mise en service hier après-midi vers 15 h, avons-nous appris.
          Les conduites souterraines de la centrale dont les turbines sont alimentées à partir du barrage d’Erraguène, ont commencé à recevoir de l’eau destinée à les nettoyer depuis une semaine. La mise en service, nous précisera-t-on, a été effectuée après des essais qui ont duré 48 heures. Hier, en fin d’après-midi, une source nous a assurés que la centrale fonctionne normalement. La vanne de tête et les galeries d’amenée d’eau à la centrale de Ziama Mansouriah, dont les deux groupes disposent d’une puissance unitaire de 50 MW, ont subi le 13 octobre 1995 un acte de sabotage qui l’a laissée inopérante. Les travaux de remise en état des galeries ont été confiés à l’entreprise algérienne Cosider en partenariat avec la française Ingerop. La centrale a été
mise en service en 1963 et devra contribuer par un apport de 100 MW au réseau électrique national.
elwatan

Le tunnel de Dar El Oued réceptionné Le dernier chantier inscrit dans le cadre de l’élargissement de la RN 43 reliant la wilaya de Jijel à Béjaïa, a été réceptionné en ce mois de juillet. Un important axe routier qui connaissait, par le passé, des encombrements perturbant la circulation, surtout en période
estivale, à coups d’interminables bouchons sur plusieurs kilomètres et sur une amplitude horaire qui peut atteindre la journée entière.
En achevant les travaux de la dernière voûte, la 62e, Cosider TP, en partenariat avec l’italien Astaldi qui, rappelons-le, étaient chargés de la réalisation de ce tunnel de 620 mètres de long à Dar El Oued, a mis les grands moyens humains et matériels dans ce mégaprojet. Plus de 15 000 mètres cubes de béton et plus de 650 tonnes d’acier injectés sur place sont les moyens utilisés pour la construction de ce bel ouvrage d’art d’une largeur de 9,58 mètres et d’une hauteur de 8,05 mètres. Cosider a réalisé aussi 16 000 mètres carrés d’étanchéité et 2 500 boulons d’encrage avec un rendement mensuel de 14 voûtes.
Le constructeur public a procédé au recrutement de 200 personnes dont la majorité est issue de la région, offrant ainsi une source de revenus pour certaines familles démunies, un travail permettant aux jeunes un apprentissage sur terrain et, il faut le dire, boostant l’économie locale car, aux 200 salaires équivaut un pouvoir d’achat qui s’exprime sur le marché local au bonheur des commerçants et autres agents économiques.
Maintenant que les travaux sont achevés, le constructeur italien Astaldis procédera à l’installation des équipements dont le matériel de sécurité. Avec le pari gagné de Dar El Oued, les Jijelis voient grand et espèrent qu’un autre projet, identique à celui-là, touchera le lieu dit les falaises et qui nécessite l’inscription d’un autre chantier d’élargissement. Pour rappel, Cosider TP compte plusieurs chantiers de sous- terrains importants, dont le tunnel ferroviaire de M’sila sur 4 kilomètres, 60 kilomètres de terrassement de M’sila à El Bordj, le métro d’Alger en jointure avec l’Allemand Devidag (tunnels et stations)… À El Djabahia, dans la wilaya de Bouira, elle est chef de file d’un groupement où figure un constructeur turc pour la réalisation d’un projet de tunnel auto-routier. Des projets qui seront achevés dans les prochains mois alors que d’autres y seront lancés
 LIBERTE

            Feux de forêt dans six communes à Jijel
          La canicule s’est depuis vendredi dernier installée dans la wilaya de Jijel où la hausse naturelle de la température a été accentuée par les feux de forêt. Le premier responsable de la Protection civile nous dira que six foyers ont été enregistrés dans les communes de Bordj Thar, Chahna, Sidi Marouf,
Texenna, El Aouana et Ziama Mansouriah. Même si les superficies ravagées ne sont pas encore connues, le chef des sapeurs-pompiers ajoutera que sur les lieux les équipes d’intervention sont à pied d’œuvre pour circonscrire et éteindre ces feux. </p>
elwatan


            Trois agents de sécurité assassinés
         
Trois agents de sécurité travaillant pour la société de gardiennage SECUR ont été assassinés hier matin, vers 8h, au lieudit Ouled Ali, relevant de la commune de Ziama Mansouriah, à 42 km de la wilaya de Jijel. Un quatrième élément a été, quant à lui, blessé. Les victimes étaient à bord d’un véhicule 4x4 Toyota quand elles ont été surprises par l’explosion d’une bombe suivie de tirs d’armes automatiques. Selon des informations reçues, les terroristes ont pu subtiliser deux fusils à pompe aux victimes. La société SECUR assure la sécurité des travaux de pose d’une ligne de haute tension devant relier la commune de Chekfa
à celle de Ziama Mansouriah.       
       elwatan
                     Assassinat du président de l’APC
          Le président de l’APC d’Erraguène (70 km au sud-ouest du chef-lieu de wilaya Jijel), Abdelhakim Aïssani, a été assassiné, dans la soirée de samedi, par un groupe terroriste qui lui a tendu une embuscade.
          Un commandant de l’armée, qui était en compagnie du maire à bord de son véhicule, a été, quant à lui, blessé de deux balles. Selon des indications, le maire et son compagnon revenaient du détachement de la garde communale de Khenak El Djemaâ, vers 20h, quand leur véhicule a été criblé de balles au niveau du lieu dit El Menkache, à moins de trois kilomètres du chef-lieu de la commune, Erraguène. La voiture des victimes est par la suite tombée dans un ravin avant de prendre feu,alors que d’autres informations soutiennent que ce sont les terroristes qui y ont mis le feu. Si le militaire a pu sortir du véhicule, le P/APC, âgé de 39 ans, a été pratiquement carbonisé. Transporté vers l’hôpital de Jijel, le maire a rendu l’âme hier vers 1h, alors que son compagnon était sur la table d’opération. Il convient de rappeler que cette région du flanc nord des Babors demeure dangereuse.
      elwatan 25 avril 2005 
               La renaissance d’Erraguène
         
            L’extrême sud-ouest de la wilaya de Jijel qui englobe la commune d’Erraguène, région adossée au versant nord des Babors, peine à reprendre son
souffle après les privations subies durant plus d’une décennie. Cette contrée choisie par les terroristes pour installer la direction de la zone 6 du GSPC souffre de l’éloignement des centres urbains allié à la topographie abrupte de ses flancs.
Cette commune des plus meurtries qui a perdu depuis 1997 deux P/APC, lâchement assassinés, vient de voir la concrétisation sur le terrain d’une route à même de désenclaver les localités secondaires disséminées tout autour du chef-lieu de commune. Le chemin de wilaya qui vient d’être retapé se situe dans le prolongement de l’axe Ziama Mansouriah-Bir Ghezala qui est facilement carrossable. Il continue à partir de ce dernier point jusqu’aux limites de la wilaya de Jijel pour rallier la commune de Babor (Sétif). Ainsi, tout au long de soncheminement, ce sont les localités de Groua, Bida et Assoumar qui bénéficieront désormais d’un accès plus aisé pour le déplacement des populations et aussi des récoltes que les habitants peinent à sortir de la région. Il convient de rappeler que cette route a été fermée à la circulation en 1993.
elwatan 8 mars 2006
 
Jijel: Le cri de détresse des habitants de Boubletane

par B. M. C.

Les habitants de la cité Boubletane relevant de la commune côtière de Ziama-Mansouriah déplorent la perpétuelle dégradation de leur cadre de vie. En effet, dans une requête transmise aux autorités locales et dont nous possédons une copie, la population locale de cette cité balnéaire s'insurgent contre les fuites dans le réseau d'assainissement de la région de Boulkhemesse, ce qui constitue, selon eux, un terrain fertile pour la propagation des maladies.
Ils déplorent, par ailleurs, l'absence d'une structure sanitaire dans leur localité car l'unique salle de soins réalisée au milieu des années 90, demeure toujours fermée. Les habitants de Boubletane revendiquent le raccordement de leurs habitations au réseau de gaz de ville et soulèvent également le problème du déficit des moyens de transport de voyageurs dont souffre également la localité de Boulkhemesse.
Face à une situation de plus en plus difficile, les habitants de ladite localité lancent un appel à qui de droit pour la prise en charge de leurs doléances ayant trait à leur vécu quotidien.

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