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TAZA

Le singe magot

Parc National de Taza (Jijel) : le singe magot, une espèce en voie d’extinction
 
le 23.07.12
Sur la route de la corniche, en empruntant la RN 3 allant d’El Aouana, à l’ouest de la ville de Jijel, jusqu’aux frontières de la wilaya de Béjaïa, le visiteur est attiré par des cohortes de singes magots contemplant le va-et-vient des véhicules.

En vérité, ils ont pris l’habitude de guetter le passage de quelques humains pour leur offrir de la nourriture. Les enfants et leurs parents se plaisent à s’amuser avec ces singes en leur offrant des gâteaux, des bananes ou des cacahuètes que ces animaux apprécient. Ce geste anodin, qui exprime une relation de sympathie avec ces primates, est en réalité porteur de danger pour la pérennité de cette espèce. Les spécialistes du Parc national de Taza (PNT) sont formels : il est interdit de nourrir ces animaux. Des campagnes sont d’ailleurs menées dans le but d’inciter les gens de s’abstenir à leur offrir toute nourriture, pour les laisser à leur état naturel.
Cette espèce, protégée et endémique, qui n’existe nulle part ailleurs qu’au Maghreb, plus précisément en Algérie et au Maroc, est menacée de disparition, avertit Nadia Ramdane du PNT. «En plus de la nourriture qu’on donne à ces singes, certains s’amusent, dans des comportements répréhensibles, à leur offrir des produits piquants, juste pour le plaisir», dénonce cette spécialiste de l’observation et du suivi des singes magots.

La nature a fait que cette espèce vit en groupe et chaque troupe marque son territoire et le défend. La concurrence est parfois mortelle entre clans. Omnivores, ils consomment les plantes, des insectes, des fruits, des racines, de petits animaux et des feuilles. Les recherches effectuées par les scientifiques du Parc national de Taza ont identifié trois types de groupes de singes vivant dans ce vaste espace naturel : un groupe strictement sauvage, un autre semi-sauvage et un troisième adapté à la fréquentation humaine.

Des pratiques interdites

Le premier type forme des groupes de nature à garder leur état sauvage stricts. Ces groupes vivent dans les monts Guerrouche, loin de tout contact avec le milieux urbain et l’homme. Ces sujets sont féroces et très vigilants et dépendent entièrement, pour leur nutrition et leur sécurité, des espaces qu’ils occupent. «Personnellement, depuis 2002, je n’ai jamais pu m’approcher d’un de ces groupes à moins de 60 m et vraiment accidentellement, car ils sont très vigilants et très organisés ; les plus anciens des forestiers du PNT confirment cet état de fait depuis les années 1987», affirme Nadia Ramdane.

De nature semi-sauvage, le deuxième groupe forme des cohortes qui s’approchent des habitations, des milieux urbains et ruraux. Moins vigilants, ils gardent néanmoins leurs distances vis-à-vis de l’homme. Ces groupes, constate notre interlocutrice, s’approchent des habitations à Chréa, F’tof et Kherracha, situés dans le périmètre du PNT, et causent parfois des dommages aux récoltes agricoles de ces mechtas.

Le dernier type de singe magot observé est adapté à la fréquentation humaine. Ce sont des groupes qui vivent le long de la RN43 et dépendent de plus en plus de la présence de l’homme. Cette espèce est exposée à la nourriture malsaine qui leur fait perdre leur résistance sauvage et risque de nuire à leur santé. Leur dépendance saisonnière estivale à la présence humaine les pousse à s’approcher des habitations, durant le reste de l’année, à la recherche de nourriture.

En dépit des panneaux interdisant de donner à manger aux singes, ces comportements sont toujours observés sur la corniche. «Les gens ne comprennent pas les conséquences de leur geste, dangereux pour les groupes de singes avant tout, mais aussi sur l’équilibre des écosystèmes, car les singes nettoient la forêt des insectes nuisibles ; il faut aussi savoir qu’ils sont porteurs de plusieurs maladies transmissibles, ce qui fait qu’il est préférable de ne pas les approcher. Une autre menace contribue aussi à l’extinction de cette espèce durant la saison estivale, à savoir le vol de bébés singes pour les vendre, en plus des accidents dus à la circulation automobile sur la RN43», déplore Nadia Ramdane.
Le singe magot est le seul macaque qui n’a pas de queue ; il est bon, joyeux, rigolo. Il imite le comportement humain et parfois, il est voleur lorsqu’il a faim.
 
Zouikri A.




Parc National de Taza, 2e concours de la photo sous-marine

mardi 19 juin 2012

Placé sous le thème « Ensemble pour la protection de la nature  », la deuxième édition du concours de la photographie sous-marine de la corniche jijelienne, se déroulera du 3 au 5 juillet prochain, avons-nous appris d’une source du Parc National de Taza (PNT), organisateur de cette manifestation, en collaboration avec la ligue de sauvetage et de secourisme et des activités subaquatiques de la wilaya de Jijel. Comme pour l’année passée, ce concours sera suivi d’une formation sur les aires marines protégées (AMP) qui se tiendra du 6 au 7 juillet prochain. L’ensemble des participants ainsi que les formateurs seront hébergés à l’auberge de jeunes de Jijel. Par ailleurs, une batterie de 11 recommandations a été validée à l’issue du séminaire de deux jours, organisé à Jijel durant la première semaine de ce mois de juin, et consacré aux AMP. Entrant dans le cadre de la préparation du sommet de la terre, Rio+20, ce séminaire a permis aux participants de relever l’importance qu’il y a lieu d’accorder au développement durable et à l’économie verte, et se féliciter de cette initiative du PNT,. Pour ce qui est recommandations, les participants ont adopté le projet de classement de la zone marine, adjacente au PNT, en AMP, mis l’accent sur la nécessité d’accélérer la procédure de classement, afin de préserver l’importante biodiversité de la zone, et insisté sur le maintien et la poursuite du dialogue avec les professionnels dans l’optique de finaliser la mise en œuvre de la charte pour une pêche responsable et durable dans l’AMP de Taza. La poursuite des travaux de recherche scientifique a été par ailleurs demandée, tout en encourageant le renforcement de la coordination entre le ministère de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement, et la direction générale des forêts (DGF) laquelle relève du ministère de l’Agriculture en ce qui concerne les AMP, présentes et futures.

El-Watan

Le coralligène est florissant dans la partie marine du parc national de Taza à Jijel

JIJEL - Le coralligène (producteur de la substance calcaire du corail) est bien florissant dans le parc national de Taza (Jijel), selon une étude réalisée par des scientifiques, a-t-on appris des responsables du parc.

Les fonds coralligènes (écosystème sous-marin caractérisé par l’abondance d’algues calcaires- ndlr) de Taza (Jijel) s’étendent sur d’importantes surfaces des fonds rocheux formant le coralligène inférieur de la roche littorale entre 11 et 50 mètres de profondeur, a-t-on précisé lors de la tenue d’un séminaire national sur les aires marines protégées (AMP) tenu récemment à l’université Mohamed Seddik Benyahia.

Une étude, réalisée par deux algériens et un espagnol, consacrée aux "données préliminaires sur la distribution, la composition et l’état du coralligène dans l’aire marine du parc national de Taza", a révélé que le coralligène est bien représenté dans la région de Taza et particulièrement dans les parties Est et centrales de la zone d’étude, notamment dans les secteurs des îlots.

Un total de 196 taxa (groupes d’organismes vivants qui descendent d’un même ancêtre et ayant des caractères communs) ont été inventoriés témoignant d’une biodiversité biologique élevée de ces communautés, indique l’étude qui fait état d’une liste exhaustive de ces espèces. Dans l’aire marine protégée (AMP) de Taza, le coralligène est "en bonne santé" comme le prouvent des indices d’abondance d’algues calcaires, la présence de grands bryozaires (colonies d’algues), fonds coralligène propres avec peu de vase, présence des espèces cibles (mérou, langouste, grande cigale, corail rouge, oursin diadème).

La conservation du coralligène, en tant qu’élément important du projet Med Pan Sud qui a fait récemment l’objet d’un séminaire national, de deux jours à Jijel pour le développement et l’établissement des aires marines protégées, animé respectivement par les scientifiques Said Belbacha, du Département écologie de l’université de Jijel, Rachid Semroud, de l’Institut des sciences marines et de l’aménagement côtier de Bou Ismail (Alger, et Alfonso Ramoz Esplas (du Département des Sciences marines et de biologie appliquées de l’université d’Alicante (Espagne).

Il a pour objectif, indique-t-on, d’identifier les espèces et types de faciès du coralligène, déterminer la distribution et la cartographie des communautés coralligènes, identifier les espèces remarquables du coralligène et établir le zonage de la future AMP avec de multiples objectifs qui considèrent la conservation de la biodiversité, la durabilité de la pêche, le tourisme et d’autres utilisations par l’homme.

Le coralligène est l’écosystème majeur de la mer Méditerranée, au-delà de 30-40 mètres de profondeur, expliquent des scientifiques. Sa croissance est très lente (moins de 1 mm/an) et les massifs ne se développent qu’à partir de certaines profondeurs car les algues qui les édifient craignent une trop forte lumière. Il s’agit des algues sciaphiles (vivant à l’ombre).

Pour cette mission, les spécialistes ont du étudier trente-trois (33) stations couvrant un secteur de 96 km2 s’étendant de Ras El Afia (Grand phare) jusqu’aux grottes merveilleuses (Ziama Mansouriah) à des profondeurs allant de 8 mètres à 56 mètres. Des explorations et cinq (5) campagnes de plongée en scaphandre autonome ont été effectuées en avril et octobre 2010 et janvier, juillet et septembre 2011, en utilisant différentes techniques de recensement et prélèvement.

Les chercheurs ont conclu que le coralligène du Parc national de Taza est "bien développé" avec une diversité biologique élevée et caractérisée par l’absence de grandes menaces (chalutage, rejets anthropiques, à) et préconisé des mesures préventives pour "protéger les habitats en danger et conserver l’important patrimoine matin" de la région avec la nécessité de créer une aire marine protégée dans le PNT Taza.

Pour rappel, l’AMP en question englobe une superficie de 9.603 hectares avec trois zones (intégrale, tampon et périphérique) avec respectivement 13%, 21% et 65,5 % de l’aire marine protégée.

(APS) mardi 12 juin 2012 

Parc national de Taza: Atelier sur le tourisme durable

 
 
Un atelier de deux jours, dédié au développement du tourisme durable, ouvrira ses portes ce mardi au centre culturel islamique de Jijel, avons-nous appris des responsables du parc national de Taza (PNT), initiateur de cette rencontre scientifique, oragnisée en collaboration avec la direction du tourisme et de l’artisanat.
Les travaux qui réuniront des responsables de parcs nationaux et ceux du tourisme, ainsi que des experts étrangers, visent à promouvoir les atouts naturels côtiers en vue du développement d’un tourisme durable respectueux de l’environnement.

   Le programme sera marqué par une intervention de la responsable du projet pilote MedPan Sud à Jijel, Nadia Ramdane, avant que le rôle des aires marines protégées (Amp) dans le développement du tourisme durable ne soit explicité  par Saliha Fartas, cadre au niveau de la direction générale des forêts.

L’expert consultant, Philippe Robert, s’étalera sur «L’économie du tourisme dans les Amp», avant de céder la place à Naïma Aït Iften, cadre du PNT, qui parlera de «La fréquentation éco-touristique dans le parc national de Taza» Pour sa part, Saïd Chakour, de l’université de Jijel, traitera «Les attentes socio-économiques du classement de la zone marine du parc national de Taza», avant qu’une réflexion de groupe ne soit menée sur la vulgarisation de la connaissance et de l’information sur la valeur écologique et économique du patrimoine naturel local.  Des cas de développement de l’éco-tourisme en Algérie et en Tunisie seront présentés.

L’association Tagmaat Djebla, de Béjaïa, communiquera sur «Le cas de développement local de l’éco-tourisme durable de Tagmaat de Djebla», alors que le thème «Les visites guidées, les sentiers et les circuits éco-touristiques: un outil d’éducation et de développement de l’éco-tourisme durable», sera abordé par Mme Benyahia du parc national d’El Kala. Pour la Tunisie, c’est le chef du projet MedPan Sud, dans ce pays, qui présentera «L’éco-tourisme et les potentialités éco-touristiques en Tunisie». Un deuxième groupe de réflexion tentera de trouver réponse à la question: «Sommes-nous suffisamment qualifiés pour nous investir dans ce domaine sur le plan juridique, technique et humain, et comment rattraper les insuffisances».

La deuxième journée de cet atelier sera consacrée à la présentation d’un thème sur la gestion de l’entreprise du tourisme lequel sera animé par Omar Benmounah, gérant de l’agence Mondial Tourisme, avant que Philippe Robert ne revienne avec un deuxième thème sur «La gestion de la plongée sous-marine dans le parc national de Port-Cros». Le directeur de l’agence Touring Voyages Algérie, de Béjaïa, abordera les perspectives de développement d’un tourisme durable en Algérie.   

 Fodil S.


 

 

 

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