SALAM , AZUL ,BONJOUR

SELMA

Le Wali rencontre la société civile de Selma Benziada
Publié le 2013-12-19

         Monsieur Ali Bedrici, Wali de Jijel a effectué mercredi 18 décembre 2013 une visite de travail
         dans la commune de Selma Benziada, accompagné du Président de l’Assemblée Populaire de Wilaya et
         des directeurs de plusieurs secteurs.

          Cette visite a été consacrée à la rencontre des  membres  de l’Assemblée Populaire Communale
          et des représentants de la  société civile.  L’ensemble des  préoccupations présentées par les
          citoyens sont liées aux problèmes de routes, de prestations sanitaires, de raccordement en gaz
          naturel et d’aides à l’habitat rural et des projets de proximité de développement rural intégré.
   Après avoir entendu les réponses des directeurs concernés, plusieurs décisions ont été prises par le
   Wali à savoir :
o   Le recrutement d’un médecin permanant par la direction de la santé, l’installation d’un fauteuil
dentaire et l’acquisition d’une ambulance au profit du centre de santé de la commune de Selma.
o   L’accord pour la réalisation de 100 unités d’habitat rural groupé dont 50 à Selma et 50 Djenan
 Ezatout et La dotation de la commune de Selma de 50 aides à la réhabilitation de l’habitat rural.
o   La dotation de la commune d’une enveloppe financière de 02 milliards de centimes dans le cadre de
 l’encouragement du retour des populations vers leurs localités d’origine.
o   L’achèvement des travaux de la route reliant Selma à Texenna dans un délai de 03 mois. Le directeur
des travaux publics a été instruit pour le suivi rigoureux des travaux à défaut, les entreprises de
réalisation seront obligé de pays les pénalités de retard.
o   L’aménagement des accès vers les Machtas pour un montant de 02 milliards de centimes comme première
 tranche.
o   La réalisation d’un réservoir de 500 m3 pour un montant de 01 milliards de centime.
       Il est à signaler que la commune de Selma Benziada a bénéficié de 2005 à 2012 dans le cadre des plans communaux de développement (PCD) d’une enveloppe financière de 28 milliards de centimes dont 11 milliards durant la période de 2005 à 2009 et 17 milliards de centimes de 2010 à 2012. 
wilaya de Jijel
Cabinet du wali

SELMA BENZIADA

Selma Ben Ziada : le dur combat du maire

le 09.11.13 |
La commune, qui souffre toujours de l’enclavement, a été ruinée par les années du terrorisme.
Loin du confort et des privilèges, dont bénéficient certains P/APC des grandes agglomérations, à Selma Ben Ziada, le combat est plutôt pénible pour le maire de cette commune enclavée. Dans sa quête de gérer ce bourg rural où se concentrent les 1200 habitants, après l’exode massif de la population durant les années 1990, Mourad Benchaabane, un quadragénaire est souvent confronté à une situation complexe.

Dans une discussion à bâton rompu dans la salle d’attente de la direction de travaux publics ou nous l’avons croisé lorsqu’il s’est présenté pour solliciter une audience avec le tout nouveau DTP, il nous a livré quelques facettes de son combat. «A Selma Ben Ziada, la situation est pénible à tout point de vue lorsque nous nous retrouvons avec un parc qui ne dispose que d’un seul véhicule qui sert pour tous les déplacements du staff communal; à tour de rôle, on se dispute son utilisation», déplore-t-il.

Ce véhicule est utilisé par le maire et par les agents pour toutes les missions à travers et hors de la commune. «Il nous est arrivé de rater des réunions à la daïra d’El Aouana, faute d’un moyen de transport», avoue-t-il. Pour rejoindre le siège de cette daïra à laquelle est rattachée administrativement Selma Ben Ziada, le périple est long. «Il faut faire tout un détour; nous sommes d’ailleurs la seule commune qui se trouve éloignée du chef-lieu de sa daïra de 60 km, pourquoi donc on ne nous délivre pas de cet éloignement et nous faire rattacher à la daïra de Texenna, distante seulement de 22 km ?», s’interroge-t-il.

Là bas, à Selma,  les gens vivent une situation précaire. Sans moyens, ils ne se déplacent que pour des nécessités urgentes. «Il n’y a même pas une boulangerie», lâche, avec dépit, notre interlocuteur. Ruinée par tant d’années d’isolement, après l’épisode sanguinaire du terrorisme, la population est aux abois. «Ceux qui s’éloignent le plus de chez eux atteignent Texenna ; et c’est là qu’ils passent leur journée pour fuir le dur quotidien de leur vie», confesse le P/APC.

Le comble est que les habitants sont contraints de faire un long déplacement pour avoir des documents administratifs, mais aussi pour les soins,  ou même l’emploi. «Imaginez que celui qui recherche un poste d’emploi doit se déplacer jusqu’à Ziama Mansouriah, où se trouve l’ANEM dépend notre commune, soit à presque 200 km en aller-retour, juste pour s’inscrire sur le registre des chômeurs», s’offusque le maire.

Plus compliquée encore est l’évacuation d’un malade vers un centre de soin en l’absence d’une ambulance. «Pour faire face à cette situation qui nous pose problème à chaque fois que nous avons une personne à évacuer vers un hôpital, nous avons sollicité l’achat d’une ambulance, mais peine perdue pour nous, puisque la somme des 2 500 000 DA qui nous a été octroyée n’a pas suffi», se désole-t-il encore. En fait, l’ambulance la moins chère coûte 2 700 000 DA.       
 
Zouikri A.

Commune de Selma Ben-Ziada

 

Lassés de constater que leur droit au retour s’éternise, dans l’expectative, un groupe de villageois de mechta Nechma,commune de Selma Ben-Ziada, sud-ouest de la wilaya de Jijel, a décidé d’organiser des marches hebdomadaires ou mensuelles, de la route national N43 jusqu’à mechta Nechma via Essfara et Bni-Aissa. La première marche a eu lieu au mois de novembre dernier, elle a été d’ailleurs couronnée de succès.

En effet, puisque les villageois, quelques dizaines, sont arrivés jusqu’à Nechma après plus de 20 années d’exil. Ils ont cotisé pour louer deux pèles mécaniques afin d’ouvrir la piste menant à ce hameau, situé à 8 kilomètre de la côte de Taza. La route la plus courte menant de cette localité à Nechma est toujours fermée à cause du terrorisme, d’où le long détour pris par les villageois via Bni-Aissa. Le groupe a décidé de continuer d’organiser des marches pour clamer haut et fort qu’ils en ont assez d’attendre et qu’ils comptent, du moins certains d’entre eux, retourner vivre dans leur mechta dès le printemps prochain, menace terroriste ou pas.

Vu la lenteur mise pour solutionner ce problème des déplacés, qui a duré deux décennies, certains participants à ces marches comptent en effet retourner à Nechma et s’y installer en permanence, et ce, sans que la sécurité ne soit rétablie. Car sitôt arrivés dans leur mechta lors de leur première marche, sitôt ils reçoivent la visite d’un groupe armé, qui n’est pas si mobile que ça, puisqu’il s’est implanté dans les environs de ce hameau depuis les années 1990.

Un membre d’entre eux, un barbu en tenue afghane, a donné (quand même !) sa « bénédiction » au retour des Nechmayens chez-eux, mais sous conditions. Qu’ils adoptent le comportement de « ni vu ni connu » ! Il leur aurait dit : « ne nous faites pas de tort ; nous ne vous ferons pas de mal… » ! Cette « sentence » de ne pas faire du « tort » à ce terroriste et ses acolytes veut dire ne pas dénoncer leurs activités et leur présence aux alentours de Nechma aux autorités concernées. Au diable les lois de la république qui obligent chacun de nous à dénoncer le terrorisme ! La non application de cette loi est sanctionnée, faut-il le rappeler, par des années de prison.

Pour éviter la soumission et le déshonneur sous la botte de ce groupuscule de brigands fanatiques, la plupart des villageois de Nechma, et les autres mechtas environnantes d’ailleurs, telles que ceux de M’kil, Khouata, Tifraouane et Kssir-Hmimasse, préfèrent retourner dans leurs mechtas la tête haute et demandent à l’État d’imposer sa souveraineté partout, jusqu’au fin fond des montagnes. Ils souhaitent qu’ils soient accompagnés par l’armée nationale pour sécuriser les mechtas, non encore « libérées », et les environs (forêts, coteaux et oueds).

Ils comptent ardemment aussi sur l’ambitieux projet lancé récemment par les responsables de la commune de Selma et ceux de la wilaya de Jijel visant la réouverture des routes et le rétablissement du réseau électrique pour faciliter leur retour définitif dans leurs mechtas et d’y pouvoir vivre en paix et dans la dignité.

Jijel-info

 

Aïn Lamchaki

Une source aux eaux miraculeuses

le 29.07.13
Cette fontaine encore intacte, dont l’eau aurait des vertus « magiques », et qui attire des visiteurs à longueur d’année, pourrait générer
un tourisme de montagne appréciable pour la région.
Nichée dans un endroit enchanteur, offrant au site un paysage féerique, au lieudit Laâyoune, dans la commune de Selma Ben Ziada, à
une quarantaine de kilomètres au sud-ouest de la ville de Jijel, Aïn Lamchaki ou la fontaine des lamentations, demeure un mystère naturel
complet. Selon des légendes locales, ceux qui croient aux effets miraculeux de son eau lui rendent visite pour se plaindre des difficultés
 de la vie, d’où l’appellation de Lemchaki (littéralement tourments). Jaillissant par intermittence d’un rocher montagneux, son eau dont
 toutes ces légendes racontent qu’elle est bénie et peut soigner des maladies face auxquelles la médecine demeure impuissante, est,
 jusqu’à nos jours, convoitée par d’innombrables visiteurs en quête de remède à leur mal. Source de fascination et de mystère pour tous
 ceux qui l’ont vue, Aïn Lamchaki, évoquée déjà dans l’une des œuvres du grand voyageur andalou, Abou Obeid El Bekri, est une fontaine qui
 soulève bien des curiosités.
Si aucune explication convaincante n’est donnée à l’énigme de l’écoulement de son eau par épisodes, entrecoupé de grognements, l’on affirme,
cependant, que des scientifiques, français entres autres, ont été jusqu’à se déplacer sur les lieux pour tenter de comprendre sa nature
 miraculeuse. Si El Bekri l’a désignée sous le nom de fontaine des cinq temps (moments) en référence aux cinq prières, les conclusions de
 l’étude menée à son sujet par un groupe de scientifiques de l’institut parisien des études géologiques, qui s’étaient déplacés sur les lieux
 en 1947, demeurent inconnues, selon le maire. Beaucoup de curieux souhaitent en tout cas comprendre le phénomène de cette fontaine qui,
 au moment de l’arrêt de l’écoulement de son eau, qui dure une quinzaine de minutes, commence d’abord par gronder avant de laisser couler
 une eau à faible débit pour aller vers un déferlement plus intense. L’intervalle entre deux écoulements, observe-t-on, ne saurait dépasser
 es trente minutes.
Ce phénomène visible à longueur d’année laisse jaillir une eau à température plus ou moins constante, mais avec une certaine fraîcheur en été.
Le secret prodigieux de cette source est que sa fraîcheur s’atténue en hiver pour laisser jaillir une eau à température modérée par rapport à
la saison.  Classée site touristique, la fontaine de Lemchaki, qui attire des randonneurs à longueur d’année, selon les affirmations du P/APC,
est restée en son état naturel. Si l’intégrité du site est gardée intacte, l’on espère, cependant, selon le vœu de ce responsable, que des
aménagements seront lancés tout autour à l’effet de faciliter l’accès à la source. Il reste qu’au-delà de ce vœu qui nourrit également l’espoir
 de relancer le tourisme montagneux, Aïn Lamchaki demeure un coin merveilleux à découvrir et surtout à sauvegarder.                        
 
Zouikri A.

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Jijel : Le siège de l'APC de Selma fermé par des protestataires

Des citoyens de la commune de Selma ont fermé ce matin le siège de l’APC pour revendiquer l'aménagement de la route reliant, sur une vingtaine de kilomètres, les deux communes de Selma et Texenna.

15 mai 2012

Selma, le difficile retour

mardi 3 janvier 2012
par Fodil S.

 

A l’instar de celle d’Erraguène, la commune de Selma compte parmi les communes qui on été le plus vidées de leurs populations durant la décennie noire. Un exode que le temps n’arrive pas encore à effacer. Après les années de deuil et de destruction, des familles – une amélioration sensible de la sécurité aidant- demandent à revenir vers la terre de leurs aïeux pour s’y réinstaller. C’est le voeu des habitants de plus d’une vingtaine de mechtas qui ont saisi les autorités locales pour désenclaver cette région afin de permettre leur retour. Ces derniers soutiennent que ces mechtas comptaient, avant l’arrivée du terrorisme, pas moins de 3 000 âmes, et pensent réinvestir leurs biens et leurs demeures. Il faut dire qu’en ces moments difficiles, la terre manifeste sa vraie richesse, puisqu’elle est source de rentes grâce aux cultures vivrières. Traditionnellement efectué par les communes voisines d’El Aouana et Ziama Mansouriah, le principal accès vers cette commune se fait actuellement à partir de Texenna. Les mechtas se trouvant dans l’axe menant vers El Aouana se trouvent encore enclavées, précisent certains, qui demandent ainsi l’aménagement de la route menant vers la RN43, leur point de chute séculaire. Ces candidats au retour affirment que pas moins de 300 familles ont par le passé souhaité réinvestir

                                     

Selma

              
    La localité de Selma se trouve près du col qui porte le même nom qui sépare les djebels Cheria (1313m) et Tazeguezaout (1237m), à une vingtaine de kilomètres à vol d'oiseau de la mer, dans le massif des Babors en petite Kabylie. Nul doute qu'elle a été traversée par les civilisations depuis les époques les plus reculées jusqu'à aujourd'hui et qu'elle recèle en elle des vestiges anciens des époques préhistoriques et historiques vraisemblablement enfouis ou envahis par la végétation très dense dans ces contrées. Il suffit d'en chercher.
       Selma est située à mi-chemin entre les stations romaines d'Ad basilicum (Bida?) et Chobae municipum (Azirou:Ziama), un peu décalée à l'est, et devrait se trouver sur l'axe de la voie romaine qui partait de Saldae (Bejaïa) et celle de Sitifis ( Sétif ) pour rejoindre Igilgili (Jijel), du moins à une certaine époque.               
     Dans cette commune, habite l'une des plus grandes tribus de la wilaya de Jijel, la tribu des Béni Foughal, qui selon certains historiens a émigré de la localité de « Foughala » près de Tolga dans la région de Biskra,lors de l'arrivée de l'Islam.Cette tribu a activement contribuée à l'émergence en 909 ap.J.-C., de l'état fatimide dans la région d'Ikdjan, située entre les monts de Selma et la tribu Arbaoun du douar Béni Aziz dans la wilaya de Sétif limitrophe.                  
La région de Selma a été le théâtre d'événements importants lors de la révolte d'El Mokrani en 1871 avec la fameuse bataille d'El Goubia.Au cours des évènements tragiques et douloureux du 08 mai 1945, la localité de Selma a accueilli avec ferveur et solidarité les habitants de la région de Béni Aziz durement touchés par les tueries commises par les autorités coloniales de l'époque. Parmi eux se trouvait Ben Laâradj El Mekki.     
   Mais c'est au cours de la guerre de libération nationale que Selma donna le véritable prix pour la libération du pays en envoyant ses fils combattre pour la patrie et enclencher des batailles mémorables pour les habitants.Parmi les plus connues, on citera:      
    * La bataille de Aïn Aghdou
    * La bataille de Ras El Moukil (Aïn Hamra) source rouge
    * La bataille de Tifraouane où l'A.L.N. abattit un avion.
    * Les batailles de Oued El Ardjaâ et Ladraoua où le napalm fut utilisé par l'armée française.
    * La bataille de Haraka Medjaz Edib laquelle tomba au champ d'honneur Abdel Samed coordinateur de la wilaya II.
    * La bataille de Teboula au cours duquel un hélicoptère fut abattu.
    La région de Selma dénombra alors 161 martyrs de la révolution nationale, en plus des victimes du 08 mai 1945, au nombre de 75 et des 48 prisonniers politiques qui furent fait et transférés.  
      La création de la commune remonte à 1984 et se caractérise par sa pauvreté et son isolement surtout après les deux décennies tragiques qu'a connunotre pays.          
archeonat.org

LA VIE A SELMA

            Selma-Benziada, une commune fantôme Malgré ses potentialités agricoles et touristiques, elle demeure l'une des
communes les plus pauvresde la wilaya. Erigée au rang de commune en 1984, Selma-Benziada, où vivaient 8 000 âmes au début des années 1990, ne compte plus que1 546 habitants.
Les autochtones de ce bourg délaissés et exclus des plansde développement depuis des lustres ont été forcés, rappelons-le,à l'exode par la horde intégriste. Situé à environ 40 km au sud de Jijel, le reste des personnes qui végètent dans les mechtas (Aghdou, Djenane Zetout,Kebaba, Selmacentre), essaye de survivre. Tout reste à faire et à construire dans une région accusant un énorme retard à tous les niveaux comparée aux autres localités. L'exemple du projet de réfection tant souhaité et attendu du CW 137sur une quinzaine de bornes, entre Texenna et Selma-Benziada, qui traîne la patte, est plus que révélateur, cela a fait
perdre tout espoir aux plus optimistes.Toujours au sujet des projets avortés, citant le cas des 70 habitats ruraux sur
un quota de 90, et de 20 autres logements sociaux qui tardent à voir le jour, la population de Selma-Benziada ne tire pas non plus profit de son centre de santé squatté par quatre familles de 18 personnes.
En matière d'éducation, le nouveau CEM n'a pas encore ouvert ses portes plusieurs années après son achèvement pour on ne sait quelle raison.Les collégiens issus de familles pauvres se trouvent ainsi contraints de poursuivre leur scolarité au chef-lieu de wilaya et à Texenna. Les promesses et autres mesures d'encouragement prononcées par les décideurs locaux invitant les familles de cette région déshéritée à retourner chez elles n'ont pas eu les effets escomptés. Les aides financières promises aux familles qui reprendront le chemin du retour, estimées à 30 millions de centimes, aussi dérisoires soit-elles, n'ont jamais été versées aux intéressées. L'amélioration des conditions sécuritaires dans cette région montagneuse n'a pas eu d'écho comme dans d'autres localités. Peu de familles sont venues s'installer à Selma-Benziada ces dernières années. Aux dires de certains citoyens locaux, s'accrochant encore à ce bout de terre oubliée, Selma-Benziada n'arrive pas encore à tirer profit de la manne financière dont jouit la wilaya depuis deux années, en  dépit de quelques efforts ici et là. Cette commune qui réellement n'est pas à sa place, comme celle de Erraguenne, dépourvue de ressources, fait face notamment à un autre problème et non des moindres, celui du déficit criant en moyens de transport. Les usagers trouvent toutes les peines du monde à se déplacer pour rejoindre entre autres leur lieu de travail. En l'état actuel des choses, l'unique transporteur privé menace de ne plus desservir ce bourg à partir de Texenna.
L'attitude de cet opérateur serait motivée par l'état dégradé de la chaussée, nous assure-t- on.
Le Soir d'Algérie le 27/11/2006
 

SELMA

Commune de Selma : La crainte de l’isolement

Avec l’arrivée de la saison des pluies, les craintes des habitants de la commune de Selma de voir leurs localités isolées
du reste de la wilaya grandissent. La semaine écoulée, un éboulement sur le CW137, reliant Selma à Texenna, a réveilléces craintes, bien que cette fois la situation ait été maîtrisée dans un délai raisonnable. Les citoyens de cette communegardent toujours en mémoire les mauvais souvenirs de l’hiver dernier, où un éboulement avait isolé la commune du reste de la wilaya. La nature du terrain nécessite un réaménagement de cette route modernisée il y a moins d’une dizained’années. Outre la réfection de la route reliant Selma à Texenna, il serait opportun de penser à la réouverture de cellereliant Selma à El Aouana. Cette dernière reste tributaire des aléas sécuritaires dans une zone qui demeure encoreinfestée par des groupes terroristes. La voie passant par
El Aouana est historiquement celle que suivaient les habitants de cette région, qui auront l’avantage, une fois arrivés à El Aouana, d’accéder au chef-lieu de wilaya sur une voie dédoublée.
Par S. D

Selma et Erraguene

Communes d’Erraguene et Selma, les élus menacent de boycotter les sénatoriales

Les élus des communes d’Erraguene et Selma, qui se trouvent au sud-ouest du chef-lieu de wilaya,lesquelles sontégalement parmi les plus isolées, ont, à travers un communiqué qu’ils ont signé,menacé de boycotter les élections du 29 décembre prochain pour la désignation du nouveau sénateur de wilaya.
Les quatorze signataires des deux communes, qui comptent sept élus chacune, justifient leur action par l’isolement que vivent leurs communes respectives à cause de la dégradation des chemins de wilaya reliant les chefs-lieux de communes aux communes limitrophes et au chef-lieu de wilaya. Les signataires précisent qu’en dépit des différentes demandes pour accélérer la réfection de ces voies, notamment les chemins de wilaya 137A et 137B, rien n’a été fait à ce jour. En conclusion, les élus qui se sont rencontrés le 6 décembre dernier annoncent leur intention de boycotter le vote du 29 décembre.

Il convient de rappeler que la semaine écoulée, le siège de la commune d’Erraguene avait été, deux jours de suite, fermé par des citoyens de différentes localités, comme Aïn Lebna, El Merfaâ… qui demandaient l’aménagement des routes desservant leurs localités ou encore l’électrification rurale. Les deux communes précitées sont peut-être celles qui connaissent le moins de développement dans la wilaya. C’est aussi celles qui ont le plus souffert des hordes terroristes, et jusqu’à présent, les deux régions demeurent dangereuses. Erra
guene est une commune qui se trouve dans le prolongement du versant nord des Babors, alors que Selma se trouve près de la limite sud de la forêt de Guerrouche, laquelle a été, des années durant, le fief de dizaines de groupes terroristes.

 


              Selma (Jijel)
            Deux terroristes abattus.Les éléments de l’armée, en opération depuis quelques semaines dans larégion de Selma Benziada, au sud-ouest de Jijel, ont intercepté, en fin de semaine, un groupe terroriste qui traversait de nuit la région à dos de mulets. L’intervention des militaires a permis l’élimination de deux terroristes. Trois autres éléments du groupe qui transportait desdenrées alimentaires ont été blessés, mais ont réussi à prendre la fuite avec le reste du groupe.
Cette opération a permis la récupération de deux fusils mitrailleurs kalachnikov ainsi qu’une quantité de victuailles. Il convient de souligner que cette région, quadrillée depuis quelque temps par l’armée, est un passage pour les groupes terroristes qui évoluent dans l’axe allant des Babors (Erraguene et limites avec la wilaya de Sétif) vers les monts de Béni Khettab (Texenna). Par ailleurs, une mine artisanale a explosé, mercredi, dans la forêt de Djebel Lazreg blessant un jeune qui se trouve dans un état grave. La victime se trouvait en compagnie de deux autres jeunes, tous originaires d’Arris (sud de Batna), partis en promenade dans cette région surplombant le village de Tighanimine dans la commune de T’kout. Selon des témoins du village, les forces de l’ANP qui ratissaient non loin de là dans la région de Ghassira et du mont H’mar Khaddou, se sont déplacés dans la même journée pour encercler la forêt investie durant les années 1990 par les groupes islamistes armés qui y ont laissé beaucoup d’engins explosifs.
 elwatan 20 janvier 2007

 

            Selma (Jijel) Un terroriste éliminé
         
Des éléments de l’armée en opération dans la région d’Agheddou, relevant de la commune de Selma Benziada, dans la wilaya de Jijel, ont intercepté, dans la nuit de dimanche à lundi, un groupe terroriste qui transportait à dos de mulets des provisions. L’attaque des militaires a permis l’élimination d’un terroriste et la récupération d’un fusil mitrailleur kalachnikov, de deux grenades et d’une quantité de victuailles. Quant aux autres membres de ce groupe, ils ont réussi à prendre la fuite.
      elwatan 9 janvier 2007
  
Selma /
Touchée par l'exode enregistré durant la dernière décennie dans plusieurs régions montagneuses de la wilaya de Jijel a atteint le taux de plus de 70% dans la commune de Selma, au sud-ouest de Jijel.C'est le chiffre avancé par le P/APC sur les ondes de Jijel FM.Selon le maire de cette commune, sa circonscription, qui comptait 8000 habitants au début des années 1990, ne recense actuellement que seulement 1546 habitants. Ces derniers chiffresdonnent un taux beaucoup plus important puisqu'un simple calcul nous révèle un exode effarant de 80,68 ! Ces exilés ont, pour la plupart, rejoint les quartiers périphériques du chef-lieu de wilaya, Jijel, comme Rabta ou ce qui est communément appelé 40 hectares, ainsi que, dans une autre proportion, la commune de Texenna.Le maire insistera dans son intervention sur le programme destiné à encourager le retour des populations à travers l'aménagement des routes d'accès, comme le CW 137 qui relie Texenna à Selma ou encore l'habitat rural.
La commune a bénéficié d'un quota de 90 habitations dont 20 ont été réalisées à Kebaba, alors que 36 devraient l'être à Selma-Centre.
Outre un bureau de poste dont la réalisation a été retenue, la commune a bénéficié de 40 logements sociaux dont 20 ont été achevés et 6 déjà distribués alors que les travaux de réalisation de 20 autres viennent d'être lancés.
 El Watan 20/11/2006
  
   Selma (Jijel)
                    Sit-in de citoyens devant l’APC. Des dizaines de citoyens de la commune de Selma (wilaya de Jijel) ont observé hier un sit-in devantle siège de l’APC pour protester contre l’état dégradé de la route qui mène à Texenna, qui leur permet de rallier facilement Jijel.
Cette protestation intervient au moment où les pouvoirs publics appellent les exilés de la décennie noire à retourner vers leurs communes d’origine.
Selma,qui ne compte, après l’exode forcé de la dernière décennie, que 1800 habitants, souffre de grands manques, qui ne facilitent nullement le retour des populations. Ainsi, les citoyens de Aghedou, Kebaba, Djenane Zentout demandent l’aménagement de la route, pourtant restaurée il y a juste quelques années. Les fortes pluies et la faiblesse, voire l’inexistence, d’études spécifiques pour la route ont conduit à sa dégradation. C’est ce qui fait que les citoyens souffrent tant du mauvais état de la route que du manque de transport. C’est pourquoi, ils demandent, entre autres, une ambulance à même de leur permettre d’évacuer leurs malades. La non-satisfaction de ces revendications,menacent les protestataires, les conduira à quitter la commune pour aller s’installer sous des cieux plus cléments.
elwatan 15 août 2006
              Trois militaires blessés à Bouhench (Jijel)

Trois militaires opérant dans un ratissage au niveau du mont Bouhench qui sépare les communes de Texenna et Selma, au sud de Jijel, ont été blessés mardi matin dans l’explosion d’une bombe artisanale. La déflagration a causé des blessures aux trois militaires qui ont été évacués vers l’hôpital de Jijel. Selon des sources, une des victimes a été amputée d’un pied. Suite à cet attentat, des hélicoptères de l’armée sont allés survoler les lieux pour localiser éventuellement le groupe qui se terre dans cette région boisée. Il convient de rappeler qu’un autre ratissage déclenché après l’attaque d’un poste d’observation de la garde communale est toujours en cours au sud de Bellouta, dans la commune de Sidi Abdelaziz.
elwatan  6 juillet 2006
   
            Morghane .Deux terroristes éliminés
          Des éléments embusqués dans une région située entre les localités de Morghane et Kebaba, se trouvant sur la route reliant
Texenna à Selma, ont abattu, lundi vers 19h30, deux terroristes évoluant dans cette zone montagneuse à une trentaine de km au sud de Jijel.    
L’un des terroristes a été identifié comme un natif de Sétif, né en 1977, alors que les recherches se poursuivent pour le second. Selon notre source, ces terroristes, dont les corps ont été transférés à la morgue de l’hôpital de Jijel, appartiendraient à la katiba El Istikama.
Cette embuscade intervient une journée après l’arrestation à El Milia de trois terroristes qui ont été présentés devant le procureur de la République qui les a placés sous mandat de dépôt. D’un autre côté, une femme âgée de 28 ans qui vivait avec un groupe terroriste dans les monts de Bouhanch, à l’ouest de Texenna, s’est livrée aux services de sécurité en compagnie de sa fille de 12 ans. Il convient de signaler que d’importants renforts militaires ont gagné la région de Jijel, ces dernières semaines, où ils exercent une constante pression sur les groupes récalcitrants évoluant encore dans certaines zones montagneuses, comme Guerrouche, Bouhanch, Faza, Beni Khettab, Mechat et Beni Fergane.
elwatan 16 novembre 2005
      
            Sept militaires et un civil tués à Lemkaïl (Jijel)  Une embuscade meurtrière a été perpétrée jeudi vers 17h sur la route reliant la localité deLemkaïl, dans la commune de Selma Benziada (35 km au sud-ouest de Jijel), et Kaâ Ledjbal, au sud
d’El Aouana.
         Selon les informations que nous avons recueillies de sources fiables, un véhicule à bord duquel se trouvaient des militaires a été surpris par l’explosion d’une bombe qui sera suivie par des tirs d’armes automatiques d’un groupe terrorisme évoluant dans cette région très boisée de Guerrouche. Cette attaque terroriste a causé la mort de sept militaires et d’un civil originaire de Djelfa, chauffeur dans la société étrangère chargée de la réalisation de ligne haute tension entre Chefka et El Kseur, dans la wilaya de Béjaïa. On relève, par ailleurs, quatre militaires blessés dont un jugé dans un état grave. Les victimes de cette sanglante action terroriste ont été transférées peu après 18h à l’hôpital Mohamed-Seddik Benyahia de Jijel. Cette sortie des terroristes dans une wilaya qui n’a pas connu d’aussi dramatique attentat depuis assez longtemps, sonne comme un cinglant niet aux appels lancés à leur adresse durant la présente campagne pour le référendum sur la charte pour la paix et la réconciliation nationale.
elwatan 24 septembre 2005
    
            Le beau temps est de retour en attendant la régulation du marché .Situation difficile à Jijel
          Malgré la relative accalmie dans les chutes de neige, la situation est encore difficile dans certaines régions de
la wilaya de Jijel, principalement les communes d’Erraguène, Selma, Bordj T’har et Chahna.Durant la journée d’hier, deux hélicoptères de l’armée ont fait des navettes entre l’aéroport Ferhat Abbas, où sont conditionnés les kits d’aide d’urgence,et les communes de Selma et d’Erraguène. Le wali s’est associé à ces actions en prenant place dans un des deux hélicoptères chargés d’apporter cette aide aux populations. Le secrétaire général de la wilaya nous avancera un volume de 150 tonnes de vivres qui ont été distribuées à ces deux communes.Pour aujourd’hui (mercredi), il nous informera que ces distributions par voie aérienne vont se poursuivre pour toucher,outre les deux communes précitées, celles d’Ouled Rabah et de Bordj T’har.
En outre, il est prévu d’approvisionner des populations habitant des localitésisolées relevant des communes de Texenna, Chahna, Ouled Askeur et Ouled Yahia.
Le SG de la wilaya nous précisera que les efforts des pouvoirs publics ne sont pas circonscrits dans les limites géographiquesde la wilaya puisque des localités des wilayas limitrophes (Skikda et Mila) ont été approvisionnées à partir de la wilaya de Jijel par 1000 bouteilles de gaz butane ainsi qu’en denrées alimentaires. Jusqu’en fin d’après-midi d’hier, des interventions étaient en cours sur la route reliant Texenna à Selma pour l’ouvrir et casser l’isolement des localités de Hamara, Tarakecht,Merdj Youcef, Kebaba et Morghane qui jalonnent cette deuxième voie d’accès à Selma, la première étant celle qui monte à partir d’El Aouana. Le wali s’est, en fin d’après-midi, déplacé sur les lieux pour constater l’évolution dela situation alors que cette région demeure recouverte d’une épaisse couche de neige. A noter que des rivalités à propos de la distribution du gaz butane entre quelques mechtas de la région a causé le blocage d’un convoi de l’armée transportant des bouteilles de gaz destinées aux populations isolées.
Ici à Jijel, on prie pour que les conditions climatiques s’améliorent dans les prochains jours pour desserrer l’étau sur les
habitants des localités isolées dont la résistance ne pourrait être infinie.
    elwatan 2 février 2005
 

سكان بلدية سلمى في عزلة منذ الثلاثاء الماضي

 يعيش سكان بلدية سلمى، الواقعة على بعد حوالي 50 كلم إلى الجنوب الغربي عن مدينة جيجل، في عزلة تامة منذ الثلاثاء الماضي، بسبب انقطاع الطريق الولائي 135 ''أ'' الذي يستعملونه يوميا في تنقلاتهم نحو كل من مدينة تاكسنة أو عاصمة الولاية.
وفي هذا الإطار وجه، أمس، سكان هذه البلدية الجبلية نداء إستغاثة إلى السلطات المعنية من أجل فك العزلة عنهم، حيث أشاروا إلى أن الطريق المذكور الذي يربط البلدية ببلدية تاكسنة ظل مقطوعا منذ الثلاثاء الماضي، على مستوى وادي كبابة بسبب انهيار معبر، وبإحدى النقاط بضواحي منطقة مورغان حيث إنجرف الطريق بعد حدوث إنزلاق خطير للتربة من الجهة السفلى. وأكد المواطنون أن هذه الوضعية جعلتهم يعيشون ظروفا صعبة، حيث وجدوا صعوبات في التزود بمختلف المواد الأساسية بما في ذلك مادة الخبز وقارورات الغاز، شأنهم في ذلك شأن مفارز الحرس البلدي المتواجدة بالمنطقة.

   

ا م. منير



وأبدى السكان مخاوفهم من استمرار هذه العزلة، بالنظر إلى درجة الأضرار التي لحقت بالطريق، حيث كشف رئيس البلدية في هذا الإطار بأن العزلة قد تستمر أزيد من عشرة أيام، مشيرا إلى صعوبة فتح المسلك من جديد خاصة على مستوى الإنزلاق الذي وقع بمنطقة مورغان، والذي أدى إلى اختفاء جزء من الطريق، وأن إعادة فتحه تتطلب عدة أيام كون الجزء الذي يعلو المسلك ذا طبيعة صخرية.
Après des années d’exode 700 familles prêtes à rejoindre leurs mechtas
 

La commune de Selma Ben Ziada, située à 60 kilomètres au sud-ouest du chef-lieu de wilaya de Jijel, a connu un exode massif lors de la décennie noire par peur des exactions des groupes terroristes. Aujourd’hui, plus de 700 familles de la localité de Settara sont prêtes à retourner chez elles, dans une région connue par son liège, ses oliviers et la culture des fruits et légumes. Ces familles, à travers des engagements déposés auprès de la commune et la daïra demandent l’alimentation de leurs foyers en eau potable et en électricité pour qu’ils puissent rejoindre leur douar. Lors de sa dernière visite dans cette  localité, le wali a donné des instructions aux services des forêts pour l’ouverture des pistes qui mènent à la localité afin de désenclaver cette région mais, à ce jour, rien n’a été fait et les 700 familles de Settara attendent la prise en charge de leurs doléances. Ils prennent leur mal en patience en attendant des jours meilleurs.

M. Bouchama

   



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