SALAM , AZUL ,BONJOUR

JIJEL

            
        La wilaya de Jijel, avec ses 120 kilomètres de côtes toutes propres et non atteintes par la pollution est avérée une destination privilégiée des estivants venus, cet été, de divers horizons. Ils étaient plus de 4 millions à y rendre jusqu'à fin juillet.Nombre d'entre ces visiteurs ont été unanimes à affirmer que la côte du Saphir est une destination très appréciée même il reste beaucoup à faire et à parfaire pour matérialiser sa vocation de région touristique.
D'est en ouest, du nord au sud, Jijel a accueilli, depuis début juin dernier, plusieurs millions d'estivants venus goûter aux plaisirs de la mer de cette contrée septentrionale. Les nationaux établis à l'étranger ont été également de la fête, attirés comme par le chant une sirène, ils sont venus de Grande-Bretagne, des Emirats arabes unis (EAU), d'Espagne, d'Italie, de Tunisie, de France, d'Allemagne, des USA pour se ressourcer au pays natal.
L'impression qui se dégage chez ces visiteurs d'une saison est bonne, voire excellente, a-t-on noté chez plusieurs d'entre eux. Calme, sérénité,confiance retrouvée et quiétude, ajoutés à la beauté d'un paysage qui n'a de semblable nulle part , sont les ingrédients qui ont contribué à la réussite de cette saison en dépit de quelques lacunes qu'il faudra combler au fil du temps.Le chef-lieu de wilaya qui s'est paré de ses plus beaux atours a constitué le pôle d'attraction des estivants. La ville de Jijel n'a pratiquement pas connu de répit durant ces journées d'été où le port de Boudis a servi de réceptacle pour de nombreuses manifestations artistiques et culturelles avec des troupes locales, nationales et étrangères.
Les différentes plages surveillées et autorisées à la baignade ont, elles aussi, été prises d'assaut sept jour sur sept et du matin jusqu'à la tombée du
jour.Sérénité et sécurité.Pour preuve les principaux axes routiers ont eu du mal à supporter un important trafic automobile créant par endroits des files
interminables.Béni Belaïd, Oued-Zhor, Sidi-Abdelaziz, M'zaier, Jijel, La crique, la plage Grand Phare, El-Aouana, Les Aftis, Ziama Mansouriah, pour ne citer que ces points de chute, ont accueilli beaucoup de monde à la recherche de détente sur des plages au sable fin et doré.
C'est un signe révélateur de bonne santé pour la région qui a été boudée un certain temps", a confié à l'APS un observateur pour qui ce "mouvement"
s'explique par la sérénité et la sécurité retrouvées. C'est donc tout sourire et détendus que les estivants ont posé pied à terre dans cette wilaya où pratiquement chaque espace est un chantier. A l'ouest du chef-lieu de wilaya, de grands travaux ont été engagés depuis quelque temps pour l'élargissement de la Route nationale 43 menant vers Béjaïa. Des engins à l'oeuvre du matin au soir ont réussi à abattre des tonnes de roches afin de permettre à la route d'avoir le gabarit nécessaire.
Par moments, la circulation a été rendue difficile et la traversée de quelques kilomètres sur cet axe très fréquenté n'a pas découragé les amoureux et
adeptes de la corniche jijelienne.Des estivants ont jeté leur dévolu depuis belle lurette sur la région et y reviennent chaque été, pratiquement le même mois et au même endroit,n'en déplaise aux caprices de la météo.
Egalement nombreuses cet été, les colonies de vacances pour jeunes se sont déployées sur différentes plages de la région. Pratiquement toutes les wilayas étaient représentées dans ces regroupements couronnés par la tenue, le 18 août dernier, d'un imposant carnaval qui a eu le mérite de dévoiler le génie créateur et innovateur des jeunes colons heureux de visiter la corniche jijelienne.Hôtels et autres sites d'hébergement ont affiché "complet". Certains d'entre les vacanciers qui n'ont pu "dégoter un gîte" se sont contentés de passer la nuit, en toute sécurité, dans la voiture et la camionnette qui les transporte, en attendant de trouver mieux. L'activité commerciale, même en l'absence de chiffres et statistiques pour le confirmer, a bien fonctionné au grand bonheur des magasins des différentes localités.Il en est de même des moyens de transport (bus, taxis, avion), qui n'ont pas connu de répit pendant cette période. Chacun a trouvé son compte dans cette saison où Jijel a retrouvé le sourire qui lui avait été confisqué ces dernières années.
En accueillant les Algériens de divers coins du pays et de l'étranger,cette wilaya s'est révélée un bastion de la paix et un havre de la réconciliation.Saison des fêtes de mariage, les longs cortèges nuptiaux sillonnent pratiquement chaque soir et même le jour les principales artères de la cité littorale. Ces cortèges font souvent une virée au port de Boudis où la mariée hume un bol d'air marin et iodé avant de regagner le domicile conjugal.Jusqu'à fin juillet dernier, ils
étaient plus de quatre millions d'estivants à se rendre à Jijel. Ce chiffre est appelé à être revu à la hausse avec l'arrivée des aoûtiens comme en témoigne le rush et l'affluence des plages et des structures d'accueil implantées dans la région.
EL MOUDJAHID


  
            La saison estivale démarre à Jijel, La corniche a toujours la cote
         Cette sérénité est affichée en dépit des tracas que pourraient générer le lancement à l’orée de l’été de travaux de dédoublement de la RN43 entre El Arayeche (Jijel) et Kissir (8 km à l’ouest de Jijel), et la poursuite des travaux dans certains tronçons au niveau de la corniche.
Une évidence tout de même nous est toujours rendue par les gens de l’arrière-pays que nous rencontrons. La côte jijelienne a toujours la cote! Beaucoup de sites naturels sont encore préservés, et le bétonnage de la côte qui grignote chaque année un bout de terre n’a pas encore atteint le seuil de l’intolérable, ce qui devrait pousser les responsables locaux à agir au plus vite avant que le littoral ne commence à montrer des signes de fatigue devant la frénésie sans
relâche des hommes. La région, devant tout de même rattraper certains retards, ne devrait pas a contrario payer la rançon d’un succès synonyme de dégradation de la côte et bétonnage du littoral sous le couvert d’une publicité faite de clichés! Avec des constructions qui jalonneraient tout le bord de la mer, c’est toute une authenticité qui cédera la place à un désordre organisé. En ce début d’été, les gens de la région ont déjà commencé à fréquenter les plages, principalement les jeunes, une fois l’année scolaire bouclée.
Pour les citoyens de l’arrière, bien que certaines aient commencé à affluer, le gros de l’affluence ne devrait être enregistré, comme d’habitude, qu’à
partir de la deuxième semaine de juillet, soit juste après la sortie des examens du baccalauréat et la sortie des travailleurs en congé. La curiosité la plus connue de la région de Jijel reste incontestablement les grottes merveilleuses de Dar El Oued auxquelles viendra s’adjoindre dans un proche avenir un viaduc qui reliera la route à l’autre nouveauté : le tunnel.
Mais on ne peut réduire jusqu’à cette extrémité les immenses trésors naturels que l’on croise tantôt près de la mer, tantôt en montagne dans toute la région, que ce soit en contrebas des Babors où languit Erraguene ou Izzeraguene pour les puristes, à l’extrême sud-ouest, ou la vierge région de Oued Z’hor à
l’extrême est. Pour beaucoup d’estivants de l’arrière-pays, Jijel, autant que Ziama Mansouriah, El Aouana, Sidi Abdelaziz demeurent des contrées vacancières pour les familles où farniente et tranquillité s’épousent solidement. Dès le premier flirt à l’extrême ouest de la wilaya, le visiteur découvre la route nouvellement élargie — au grand bonheur des automobilistes friands de promenade tout au long de la sublime corniche qui sépare Ziama Mansouriah d’El Aouana — qui l’emmène imperceptiblement jusqu’à Boublatène avant que l’antique Chobae Municipum (Ziama Mansouriah) ne s’offre aux estivants sous
les traits des plus affables pour une ville côtière.
Le djebel Brek, qui surplombe la ville telle une muraille, semble scruter de sa cime le petit port de pêche dont la digue nord rattache désormais la terre à
un îlot.En roulant plus à l’est, et en dépit de l’aspect temporairement effiloché de certains tronçons du fait des travaux d’élargissement de la RN43, la corniche, qui serpente sur près d’une vingtaine de kilomètres, suscite toujours l’admiration en découvrant le merveilleux mariage de la montagne et de la mer sous les auspices d’un radieux ciel azuré.
         
            Ziama mansouriah, El Aouana, Sidi Abdelaziz et les autres          
La délectation continue jusqu’à l’abord de l’idyllique El Aouana et ses pitons en cascade. Les plages de l’ex-Cavallo coloniale continuent de drainer l’essentiel des estivants attirés par la proximité de la corniche propice aux promenades et la ville de Jijel pour divers besoins. Ceux qui arrivent à trouver logis à Jijel ou ses environs préfèrent, quant à eux, la plage Kotama en plein centre de Jijel ou encore les plages de Ouled Bounar et ses deux criques ou celle de
Ras El Afia où trône majestueusememt sur un rocher Le Grand Phare.
       elwatan
 


La saison estivale s'est achevée à Jijel tout doucement et le sable fin jonché de détritus est là pour confirmer le passage de plusieurs millions de baigneurs et d'estivants venus de divers coins du pays, voire d'outre-mer pour savourer les milles et un plaisirs de la mer et du soleil sur la célèbre corniche jijelienne, dont la réputation a dépassé les frontières du pays.La corniche a été séduite puis abandonnée par ses occupants d'un été mais qui, pour nombre d'entre eux, ont promis de retourner l'année prochaine à pareille époque pour le même pèlerinage estival.Cet été, la côte jijelienne, longue de 120 kilomètres, a eu vraiment sa... cote de popularité.
C'est un record presque jamais atteint d'estivants, de visiteurs et de touristes qui ont foulé le sol de l'antique Igilgili et ses environs. En fait, Jijel a été "assiégée" de visiteurs dont nombre d'entre eux ont retrouvé la ville bimillénaire dans toute sa splendeur. En dépit des désagréments causés par des travaux d'agrandissement de la route en direction de Béjaïa, les estivants n'ont pas abdiqué pour rejoindre Jijel. La région a retrouvé son aura et son lustre
perdus injustement ces dernières années.
Cette région septentrionale, où il fait bon vivre, a ainsi retrouvé le sourire et la confiance qui lui avaient été confisqués.La Protection civile, au même titre que la gendarmerie nationale, la sûreté nationale et les autres corps de sécurité ont largement et efficacement contribué à la réussite de cette saison estivale où pratiquement il n'a été signalé aucun incident. "Chapeau bas" à ces corps présents en tous lieux pour assurer la sécurité des estivants et de leurs biens.La corniche jijelienne avec ses nombreuses plages propres et non encore touchées par la pollution, ses sites enchanteurs et ses criques ont vécu une saison immensément intense marquée par un déferlement sans précédent de visiteurs, laissant derrière eux un sable caressé par le ressac des vagues de la grande Bleue.
La Protection civile a dénombré malheureusement une douzaine de décès par noyade, pour la plupart sur des plages non surveillées et en dehors des heures de baignade autorisées.Pour peu que certaines conditions soient réunies, la côte jijelienne a tous les atouts pour séduire et attirer plus de visiteurs et, pourquoi pas, de vrais investisseurs dans le domaine de l'hôtellerie et du tourisme.
Les ZET (zones d'expansion touristique) sont encore vierges et n'attendent que d'éventuels promoteurs dans cet éden qui reste à conquérir.Les hôtels et autres structures d'hébergement ont encore affiché "complet" cet été au grand dam des retardataires ou de ceux qui n'ont pas pris soin de réserver un gîte. La leçon à tirer de cette saison est que les opérateurs, au sens large du terme, gagneraient à améliorer davantage leurs prestations de service pour parvenir à un tourisme de qualité. 
Pour cette saison, de nombreuses colonies de vacances organisées pour les jeunes enfants se sont également mises au diapason de la saison estivale. Les différentes plages de la région ont accueilli de nombreux campeurs pour des séjours allant jusqu'à  21 jours. Les moyens de transport ont été, de leur côté, mis à contribution et répondu à l'attente des usagers, surtout dans le sens Jijel-El Aouana, axe très emprunté par les vacanciers.La gendarmerie
nationale, fidèle à son désormais
traditionnel Plan Dauphin était également aux aguets sur les différents axes routiers de la corniche pour rappeler à l'ordre les automobilistes enclins à forcer sur le champignon. Pour ce qui est de l'animation, la corniche a été en fête avec de nombreuses soirées qui ont eu pour cadre l'esplanade du portde Boudis.
La liesse a également régné dans les autres localités côtières, d'est en ouest, dans un cadre de calme, de tranquillité et de sécurité. plusieurs civilisations qui ont foulé son sol (Génois, Pisans,Byzantins, Romains, et autres), en passant par la tribu des Kotama, les frères Barberousse y ont élu domicile vers le 15e siècle avant d'aller fonder Alger."Jijel est une symphonie de la nature", ont noté des estivants en mettant pied à terre dans cette région qui a un
patrimoine naturel qui
fait d'elle une richesse à valoriser et à préserver. Forêts de chêne-liège, chêne zen, afarès, un important inventaire faunistique et floristique et autant d'innombrables atouts à mettre en valeur peuvent contribuer à assurer la prospérité de cette région. Pour preuve, le Parc national de Taza (3.807 hectares) est classé "réserve de biosphère" par l'Unesco.Il serait judicieux de préserver la corniche des effets et de la bidonvilisation et du béton
qui enlaidissent ce paysage qui n'a rien à envier à ses
semblables existant sous d'autres cieux. Aussi, des mesures draconiennes doivent être prises par les pouvoirs publics pour sauvegarder cet espace où  cohabitent forêts et eaux bleues de la Méditerranée, sur 120 km, c'est à dire le 10e. du littoral algérien. Et cela mérite bien un peu d'attention.
EL Moudjahid



 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site