SALAM , AZUL ,BONJOUR

EL AOUANA

Le chahid Mahieddine Boudjemaâ

 

Mahieddine Boudjemaâ dit Tahar est né le 3 avril 1914 à El-Aouana dans la Wilaya de Jijel. Fin lettré en langue arabe, il avait une vaste connaissance du Saint Coran. Il était l’élève du Cheikh Larbi Tébessi (que Dieu ait son âme) dans la mosquée Ibn Khaldoune, Belcourt, une mosquée qui servait aussi de cache-armes pour les fidayine de Belcourt.

Notre chahid Mahieddine Boudjemaâ utilisait aussi le marché des Halles centrales pour cacher les armes. Il y faisait passer également des tracts pour les frères.

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Il se réunissait souvent avec ses frères d’armes à la mosquée Ibn Khaldoun de Belcourt, ainsi qu’à la maison de "caïd Mahmoud", qui était mitoyenne à se demeure et qui avait une sortie donnant sur le quartier populaire de Lâaquiba. Travaillant au port d’Alger, il était responsable des agents de liaison des moudjahidine. Lui-même faisait le relais entre Belcourt et Jijel, il quittera ensuite le port pour le marché de "Barnave" où il y travaillera jusqu’à son arrestation par les paras et les bérets rouges de la 10e division de parachutistes du général Massu. Transféré à la villa "la grotte" située dans la rue Charles Sebing, et qui servait de lieu de torture, il y subira d’abominables tortues sous lesquelles il succombera comme martyr dans la voie de Dieu et au service de la patrie. Son épouse le regardait en train d’être torturé de la terrasse de la maison de la famille Ouatiki, celle-là même qui a vu une de ses filles. Saliha, tomber sous les balles des soldats français, le 11 décembre 1960.

Le chahid, qui a sacrifié sa jeunesse et sa vie pour la patrie, laissa une veuve et huit enfants, tous en bas âge et sans aucune ressource. La rue Charles Sebing où il était domicilié et où il est mort en martyr porte aujourd’hui son nom. Quel Dieu lui accorde Sa Miséricorde et à tous les martyrs."Et ne considérons pas que ceux qui sont tué dans la voie de Dieu sont morts, bien au contraire, ils sont vivants auprès de leur Seigneur, recevant leur rétribution". Coran

 El-Bourhane, semaine du 18 au 24 mai 2002

Messaoud Djennas. Militant de la cause nationale, professeur de médecine

L’œil critique de l’ophtalmologue

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«Dès que quelqu’un comprend qu’il est contraire à sa dignité d’homme d’obéir à des lois injustes, aucune tyrannie ne peut l’asservir.»Gandhi

Sa silhouette furtive s’engouffre dans le vestibule de l’appartement qu’il occupe sur les hauteurs d’Alger.  Le professeur de médecine à la retraite nous reçoit chez lui avec un mélange d’élégance et de décontraction. D’humeur exquise, il nous fait part de sa passion pour la lecture et l’histoire et nous invite dans sa bibliothèque bien garnie.
Ce fringant intellectuel est plus connu comme professeur de médecine à la réputation bien établie. Mais ses horizons sont autrement plus vastes. Il nous dira pourquoi il aime l’histoire et la chose politique, avec laquelle pourtant il a pris ses distances depuis l’indépendance.

Il est vrai que le professeur Djennas n’a jamais traîné la réputation d’un homme de réseau prêt à tout pour assouvir une quelconque ambition dévorante de pouvoir. De l’avis de ses amis, Sid Ali
Abdelhamid et le Dr Amar Benadouda,
«Si Messaoud a été un médecin militant, dévoué au sort de ses malades. Il a continué toutes ces années passées à réfléchir en homme libre aux interactions de la science médicale et aux attentes de la société pour laquelle il s’est tant investi depuis sa tendre jeunesse…».

Modeste et discret, le professeur parle plus des autres que de lui-même. Il semble nous suggérer que le passé d’un homme est étroit et court à côté du vaste présent des peuples et de leur avenir immense. Il est né à El Aouana près de Jijel. «On l’appelait Cavallo. Le village était haut perché sur la montagne, enfoui dans la forêt. Je me souviens de souk Larba, marché hebdomadaire où affluaient les habitants de la région. Depuis, il y a eu des changements. Désormais, c’est au piémont près de la mer qu’est désigné le village d’El Aouana.»

Homme de principes

De son père Mokhtar, paysan, il garde des souvenirs vivaces, notamment de sa conversion en mandataire au marché de gros de la rue de la Lyre, à Alger, près du domicile où la famille s’est installée au début des années trente. Mais Mokhtar, à l’instar des gens de sa région qui affectionnaient ce métier, aura son «statut» officiel à Belcourt, lorsque Les Halles centrales ouvriront leurs portes en 1937. Il aura un carreau au marché et emménagera dans une villa sur les hauteurs du populaire quartier de Belcourt. Lorsque la Deuxième Guerre mondiale éclate, Messaoud, studieux élève, était déjà un adolescent au fait des choses. Son père lui avait expliqué le but du grand meeting organisé en 1936 au stade municipal par pratiquement toute la résistance, à sa tête le leader du futur parti PPA, Messali… «En fait, j’ai commencé à militer en mars 1943. J’étais structuré au parti. En mai 1945, j’ai pris part aux manifestations. J’ai été arrêté et j’ai écopé de 8 mois de prison. Les gendarmes étaient venus me chercher à Jijel où je m’étais retiré. J’ai fait Serkadji, puis la prison militaire de Bab El Oued jusqu’en mars 1946, où j’ai été libéré à la faveur d’une loi d’amnistie votée par l’Assemblée française. J’étais médersien à Sidi Abderrahmane, j’avais passé un concours en 1944. C’est là que j’ai connu Mustapha Feroukhi, mort dans un accident d’avion avec sa famille alors qu’il devait joindre l’Indonésie pour y représenter le GPRA. J’y ai connu aussi Mohamed Mahfoudi, un érudit de Tébessa, Mohamed Lamrani…»

Messaoud obtient sa première partie du bac en 1947 et la deuxième au lycée Bugeaud. En octobre 1948, il part à Montpellier avec Ahmed Aroua et Baba Amar pour y poursuivre ses études de médecine. Le 7 mai 1951, ils reçoivent la visite de Bourguiba venu leur annoncer le passage à l’action directe face au colonialisme. Messaoud sera chargé par ses camarades de prononcer une allocution. Ils retrouveront Bourguiba à Paris à la fin de l’année 1951 à l’occasion de l’accession de la Libye à son indépendance, où Azam Pacha, secrétaire général de la Ligue arabe, avait prononcé un long discours appelant les Arabes à se libérer du joug de leurs oppresseurs. «Nous y avons souscrit,  naturellement. Nous en avons profité pour rendre visite à Mohamed Belouizdad, hospitalisé dans un sanatorium parisien, qui visiblement souffrait mais qui ne s’était jamais affranchi de cette volonté de retourner au pays.»

Militant engagé

A Montpellier, les étudiants algériens créeront une section importante la 3e de l’UGEMA, avec 105 membres dévoués à la cause nationale dès le 1er novembre, avec les Toumi, Khemisti, Benadouda, Aroua, Laliam, Feradi… Ils seront en phase avec la grève des étudiants en mai 1956, et la grève des 8 jours à laquelle ils participeront activement. «On a été arrêtés, tout le corps médical avec 9 médecins en pleine bataille d’Alger, le 27 février 1957 et transférés au Centre de transit de Beni Messous jusqu’à la fin juin. Après, on nous a emmenés à Berrouaghia, et à Bossuet jusqu’en novembre 1958 où nous avons subi les affres des ‘‘camps’’ ». Libéré, Messaoud est encouragé à  reprendre ses études et prépare une thèse en ophtalmologie à l’université de Montpellier ayant pour thème «Les formes atypiques de la tuberculose cornéo-sclérale». Ses études terminées, le FLN l’oriente vers le Maroc, à Oujda, dans le camp de l’ALN, puis à Meknès. Au cessez-le-feu, le GPRA, face aux exactions de l’OAS, décide d’envoyer ses médecins en Algérie. Messaoud se retrouve dans une clinique au Clos Salembier, puis affecté dans une autre à Cervantès. Il exerce en solo durant quelques mois et décide de rejoindre les hôpitaux en 1964 jusqu’à sa retraite en 1991.Messaoud prendra ses distances avec la politique.

«Depuis l’indépendance, je n’ai pas activé dans le domaine politique. A Oujda, j’avais déjà compris que l’Algérie allait virer vers l’aventurisme. Je l’avais confié à mon ami Khemisti. Au lendemain du cessez-le-feu, alors que j’étais encore à Meknès, je reçus un coup de fil de Khemisti, qui a été mon cadet à la Faculté de médecine de Montpellier. Il avait beaucoup de respect et de considération pour moi. Pour ma part, j’éprouvais pour notre futur ministre des Affaires étrangères des sentiments d’affection et même d’admiration et de fierté. Il symbolisait, à mes yeux, cette jeunesse algérienne toujours ardente au combat et constamment à l’avant-garde des luttes pour les causes justes. Je lui ai dit : ‘‘Voici ce qui risque de se passer demain. Nous assistons actuellement à une alliance contre-nature entre Ben Bella, Boumediène et Ferhat Abbas.

Le premier ayant un grand prestige mais sans force d’appui, le second la force sans la notoriété. Quant à Abbas, il jouit d’un incontestable prestige auprès du peuple. Il est également le principal représentant de la bourgeoisie intellectuelle mais, à mon sens, Abbas n’a absolument rien de commun avec Ben Bella, et encore moins avec Boumediène. Il est le maillon faible du groupe. Entre ces trois candidats à l’autorité qui pourrait prendre la suite du GPRA, les contradictions vont fatalement apparaître et s’aiguiser crescendo.’’ Abbas sera éliminé en premier par le tandem révolutionnaire Boumediène-Ben Bella, ensuite celui-ci par celui-là, la boucle sera alors bouclée. Dans le scénario à haut risque, le FLN ne devra plus servir que de faire-valoir et d’alibi doctrinal sans consistance.» «‘‘Un conseil, ai-je dit pour conclure, retourne en Suisse pour terminer tes études. Laisse la politique pour plus tard.’’ Tels sont les propos que j’ai tenus à Khemisti à Rabat au lendemain du cessez-le-feu.»

Médecin formateur

Messaoud, passionné d’histoire, a écrit un bel ouvrage consacré à l’Algérie. «J’ai milité très jeune et j’étais marqué par tout ce qui concerne l’histoire de mon pays. Je ne peux revendiquer l’indépendance d’un pays sans en connaître l’histoire. Ensuite, quand j’étais étudiant, je me disais, une fois les études terminées, je ne ferai pas seulement médecine mais aussi de la politique dans la future Algérie. Je me proposais de faire une licence d’histoire et une autre en sciences politiques. Malheureusement, je n’ai pas pu le faire. Cela dit, je reste constamment branché  sur l’histoire.» Messaoud reste incontestablement marqué  par la personnalité de Mohamed Belouizdad qui l’a «fasciné» et par Ouamrane avec lequel il était emprisonné à Bab El Oued en 1945, qu’il qualifie «d’homme lançant avec le sourire un défi à la mort» ou encore Lahouel Hocine.

A propos de certaines voix qui s’élèvent pour réclamer une hypothétique repentance de la part de l’ancien occupant, Messaoud plaide plutôt pour l’apaisement. L’Algérie qui a payé le prix fort pour son indépendance doit regarder vers l’avenir. Quant au pardon exigé, il estime que c’est à la France de faire son examen de conscience si elle le veut.
Le professeur considère qu’il n’a rien à regretter de ses options depuis son engagement politique, «l’Algérie pouvait certainement faire mieux depuis 50 ans.

Beaucoup de choses ont été faites, et beaucoup d’autres ont été mal faites. La chose essentielle que je retiens en cette année de célébration du cinquantenaire, c’est que le peuple algérien est parti de zéro en 1954, avec sa seule conviction, son esprit de sacrifice. Et grâce aux dirigeants de la lutte, l’Algérie a atteint son but. Et personne ne peut enlever le mérite à ceux qui ont déclenché le 1er Novembre 1954, à ceux qui ont mené la lutte et au peuple algérien. Certes, on pouvait mieux faire depuis l’indépendance.» C’est dit sobrement, mais sous la rondeur du verbe perce la pointe de la critique. Médecin dans le secteur de la santé publique durant plus de 30 ans, Messaoud a formé plusieurs générations dans la spécialité qui est la sienne.

Le secteur, aujourd’hui décrié, ne le laisse pas indifférent. «Le système de santé souffre de beaucoup de bureaucratie et d’intérêts inavoués. Ce que j’avais écrit il y a 22 ans dans Algérie Actualités est valable aujourd’hui. A l’époque, il y avait déjà pénurie de médicaments.» Messaoud a suffisamment de recul sur lui-même pour ne pas tomber dans la critique stérile. Mais il
compare : «l’industrie pharmaceutique algérienne qu’on devrait encourager ne satisfait à peine que 30% de la demande. Au Maroc, ils en sont à 80% et en plus ils exportent. C’est presque le même taux en Tunisie. Regardez la différence et le gâchis…»

Parcours :

Messaoud Djennas est né lé 15 octobre 1925 à El Aouana près de Jijel. Etudes primaires dans son village natal, puis à l’école des Oliviers à Belcourt où sa famille s’est installée en 1930. Il fréquente l’école Sarrouy, le collège de Médéa, le lycée Bugeaud et la médersa d’Alger. Il effectue un séjour en prison (1945-1946) suite aux manifestations de Mai 1945.
Il adhère au PPA clandestin en mars 1943. Il entreprend des études de médecine à Montpellier, interrompues par la grève des étudiants en Mai 1956. Il est arrêté et interné dans différents camps de février 1957 à novembre 1958 en raison de ses activités militantes.

En 1959, il termine ses études en ophtalmologie et gagne le Maroc sur instruction du FLN. Après le cessez-le-feu, le GPRA lui confie la prise en charge des populations victimes de l’OAS, puis il est affecté à la zone autonome. Depuis, il a consacré ses activités au service de la médecine algérienne jusqu’à son départ à la retraite en 1991.

Hamid Tahri

el watan le 14.06.12  

 

Commune d'El Aouana

 

32 ha pour le 3e pôle universitaire

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Une fois réceptionnée, cette nouvelle réalisation portera les capacités de la wilaya à 27 537 étudiants pour un total de 8 facultés.

Le troisième pôle universitaire de la wilaya de Jijel dont l’étude vient d’être entamée sera implanté dans la commune d’El Aouana sur une superficie de 32,5 ha. Inscrit dans le cadre du programme quinquennal 2010-2014, ce complexe universitaire aura une capacité d’accueil de 6000 places pédagogiques. Pour ce qui est des capacités d’hébergement, elles devraient s’établir à 3000 lits. Ce pôle de l’ouest de la wilaya est destiné à abriter trois facultés.

Ces dernières sont celles des sciences de la nature et de la vie, des sciences exactes et informatique et enfin celle des sciences agronomiques. Il sera par ailleurs doté de 4 bibliothèques dont la centrale sera de 1000 lecteurs, un auditorium de 600 places ainsi qu’un centre d’enseignement intensif de langues. Il convient de relever que deux marchés relatifs aux études et suivi pour la réalisation d’une cité universitaire de 2000 lits et une bibliothèque 1000 places ont été récemment attribués provisoirement à des bureaux d’étude. Pour ce qui est de la cité universitaire, l’étude a été confiée pour un montant de 26,3 millions de dinars dont 2,98  pour le suivi, alors que celle relative à la bibliothèque, le marché portera sur un montant de 8,47 millions de dinars dont 2,73 pour le suivi des travaux.

Les deux pôles en activité totalisent 21537 étudiants dont 13211 pour celui de Tassoust. Actuellement, les 2 entités universitaires de Jijel et Tassoust comptent 5 facultés dont 2 à Jijel. Ces dernières englobent les formations relatives aux sciences technologiques, sciences exactes et sciences de la nature et de la vie, alors que celles de Tassoust regroupent le droit et les sciences politiques, les sciences économiques, commerciales et de gestion, et enfin celle des lettres, langues et sciences sociales.               

Fodil S. le 19/03/2012
 

Les mesures sécuritaires et économiques qui justifient tout

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Un espace qui faisait le bonheur des citoyens et qui est devenu interdit pour des raisons qui ne semblent pas convaincre grand monde.

El Aouana, l’un des plus grands sites du littoral algérien, est, depuis peu, occupé par les militaires. La commune, qui se trouve dans la wilaya de Jijel, fait partie du parc national de  Taza, et est donc protégée par la loi de 1983.
Actuellement, une pétition est en ligne pour sauver le site d’El Aouana. Une lettre a également été adressée au wali de Jijel par un groupe de citoyens de la commune. «Nous attendons une intervention à grande échelle, car nous pourrons quand même demeurer optimistes pour un revirement de situation et réparer cette importante déviation.»

Les plaques installées actuellement indiquant «Zone militaire» se sont déplacées juste à côté de la station service ! «Le symbole historique et touristique d’El Aouana est devenu une interdiction aux citadins. A quelques pas de cette occupation se trouve le vieux port romain, symbole de culture d’El Aouana », peut-on lire sur la pétition. La population locale s’interroge sur la volonté politique de développer le tourisme, alors que, parallèlement, les plus beaux sites sont soit abandon-nés, soit occupés.
Les dernières actions terroristes qui ont traumatisé la région de Jijel la semaine dernière ne doivent pas autoriser les autorités à renoncer au développement touristique de la région et à la survie d’un écosystème d’une grande richesse. Mais là ne s’arrêtent pas les atteintes portées à la commune d’El Aouana. Quand elles ne sont pas d’ordre sécuritaire, elles sont d’ordre économique.


Un port de plaisance


Comme il est de coutume depuis peu sur le littoral algérien, un port de plaisance et de pêche est en cours de construction à El Aouana. Ce port  réalisé par une entreprise étrangère devrait être réceptionné en décembre prochain. Antonio Leitao, directeur du groupement luso-brésilien Andrade-Zagope, en charge de ce projet, annonçait à l’APS que le taux d’avancement est de 87%. L’infrastructure portuaire devrait accueillir 70 embarcations de pêche (5 chalutiers, 15 sardiniers et 50 petits métiers) et 140 unités pour la plaisance (5 voiliers et 135 plaisanciers). «Ce port aura la double vocation de développer la pêche et de promouvoir le secteur touristique, avec la perspective de création de nombreux emplois en amont et en aval», ont indiqué les responsables locaux du secteur des travaux publics.

Or, le port en question est dans le parc de Taza. Un des rares parcs en Algérie à couvrir un périmètre forestier, mais également marin important. Plusieurs écosystèmes sont à préserver dans ce parc et un séminaire dans ce sens avait eu lieu en janvier dernier. Un séminaire dont «l’objectif (…) est de renforcer les capacités des cadres locaux en matière de développement socio-économique dans une dynamique de développement durable et de préservation  de la biodiversité et du patrimoine national», avait  indiqué à l’APS le directeur du Parc national de Taza, Hacène Kaddour. Pour rappel, le décret présidentiel n°83-459 du 23 août 1983 stipule que la création de parcs nationaux ont pour objectif  (entre autres) «la préservation de ces milieux contre toute intervention artificielle et les effets de dégradation naturelle susceptible d’altérer son aspect, sa composition et son évolution».

C’est à n’y rien comprendre. Sauf que, et on l’a vu concernant l’affaire du passage de l’autoroute Est-Ouest dans le parc d’El Kala à El Tarf, le développement outrancier promu par l’actuel gouvernement ne tient pas compte des impératifs environnementaux. Pire, les textes protégeant les réserves naturelles, les zones humides et les parcs nationaux sont bafoués. Et au-delà, la mobilisation citoyenne, consciente du patrimoine à protéger et qui s’érige contre ces infractions n’est pas plus écoutée.
Un fossé qui continue de se creuser et qui porte atteinte, au final, à l’environnement.
HYPERLINK «http://www.petitionenligne.fr/petition/petition-pour-sauver-le-meilleur-site-touristque-de-la-wilaya-de-jijel-devenu-zone-militaire/517».

Zineb Amina Maiche
Jijel: Des projets en souffrance relancés

par B. M. C.

La daïra d'El-Aouana connaît, ces deux dernières années, une nouvelle dynamique dans plusieurs secteurs liés au vécu quotidien de la population de cette région côtière. En effet, le chef de la daïra, Khaled Dehmani, nous a affirmé que lors de son installation en octobre 2008, il avait trouvé 43 projets dans le cadre des programmes communaux de développement en souffrance.

 Il a fallu un diagnostic de la situation des différents projets et des motifs de ce retard, qui a fortement pénalisé les habitants de la région où le terrorisme a laissé des séquelles.

 Des projets en souffrance dont certains remonte à 2004 pour plusieurs motifs, entre autres la donne sécuritaire et l'insuffisance des enveloppes financières. Il convient de signaler que la relance des projets a eu un important impact sur le vécu quotidien des habitants des localités montagneuses.

 Notre interlocuteur a souligné par ailleurs que la daïra d'El-Aouana a bénéficié, dans le cadre des projets communaux de développement, de 9 opérations pour la commune, chef-lieu de daïra, avec un montant de 7 milliards de centimes, tout en précisant que toutes les opérations ont été lancées, dont 5 déjà clôturées.
 Ce qui a été positivement ressenti sur le cadre de vie des habitants de ces deux communes.
 Interrogé sur le problème de l'alimentation en eau potable, qui a été posé avec acuité durant la saison estivale, le responsable est longuement revenu sur ce problème en soulignant qu'en concertation avec la direction régionale de l'ADE de Constantine, il a été procédé à l'acquisition d'une station monobloc qui a permis de régler le problème de l'AEP lors de la première semaine du mois d'août dernier.
 Il a aussi indiqué que la daïra a bénéficié d'un certain nombre de projets dans plusieurs domaines, dont entre autres la réhabilitation du chemin de wilaya reliant la commune de Texenna à Selma sur une distance de 13 km, les travaux de réalisation d'un port de plaisance et de pêche et un important projet d'aménagent de POS de Timizer pour un montant de 70 milliards de centimes.
 Il convient de signaler que tous ces projets ont eu un important impact sur l'emploi.

Q.O le 31/10/2010

 

inquiétude des villageois d’El-Aouana (Jijel)
Les singes envahissent le village

 C’est en groupe de vingt que les singes s’attaquent aux plantations de la population. Jadis, celle-ci pouvait vivre de ses récoltes. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Les singes dévastent tout. Rien n’est épargné. Ces animaux sont nuisibles et dangereux même puisque les citoyens craignent pour leur vie. C’est un cri de détresse que lancent les villageois aux autorités afin de leur trouver une solution qui puisse stopper cette invasion et leur permettre de travailler à nouveau paisiblement leur terre.
Ce phénomène est également observé en Kabylie, où ces plantigrades parfois agressifs se déploient en hordes en quête de nourriture. Selon les spécialistes, ce sont les incendies de forêt, ayant provoqué la raréfaction de leur nourriture, qui ont poussé les singes à sortir de leur biotope.
Rubrique Radar

 

Djamila Bouhired


L’icône de la révolution est dans un état de santé critique

Le cri de colère de Djamila Bouhired

Ce fut un moment de grande émotion que celui où El Watan recevait, il y a près d’une année, dans ses locaux, l’immense moudjahida Djamila Bouhired. Vêtue d’un simple k-way bleu marine, elle était pleine de grâce et ses traits lumineux ne lui donnaient guère son âge (74 ans). Un véritable mythe vivant traversant les couloirs lugubres de la maison de la presse en toute simplicité. En militante inusable, elle faisait campagne pour la Palestine en pleine guerre barbare contre Ghaza et nous étions nombreux à l’entourer, éblouis par son charisme, son courage et son tempérament de battante infatigable, ne réalisant pas que l’icône de la Révolution algérienne en chair et en légende était là, parmi nous. Nous lui avons exprimé notre désir de la revoir, de l’écouter, de boire ses paroles. Elle eut ces mots qui disent toute sa générosité et sa noblesse : « Vous êtes tous mes enfants et je me ferai un plaisir de vous inviter chez moi. Seulement, je vous préviens : je n’ai qu’une petite maison, je ne me suis pas servie comme beaucoup l’ont fait. Mais je serais heureuse de vous convier à une ’batata fliou’ à l’algéroise. »

Aujourd’hui, Djamila Bouhired est amoindrie, et, devant la négligence frisant le mépris dont elle fait l’objet de la part de l’Algérie d’en haut, elle a résolu de sortir de sa réserve pour dire basta à l’humiliation des moudjahidine, les vrais. Dans un contexte où les martyrs et les glorieux résistants de la Guerre de Libération nationale sont traînés dans la boue dans la foulée de la guerre des mots entre Alger et Le Caire et la campagne médiatique acharnée lancée par certains médias et politicards égyptiens contre la nation algérienne, le coup de gueule de Djamila Bouhired résonne comme une mise au point lourde de sens. Mais là où le bât blesse, c’est que la légendaire moudjahida ne s’adresse pas à l’Egypte officielle ni aux Egyptiens fanatiques (qui ont été jusqu’à accabler ceux qui ont salué son combat dans un film éternel), mais son message s’adresse avant tout à l’Etat algérien, le président Bouteflika en tête, et au peuple algérien de façon générale, ce même peuple pour lequel elle était prête à donner sa vie, elle, la miraculée de la Bataille d’Alger et des griffes de Massu et Bigeard. Dans deux lettres manuscrites datées du 9 décembre dernier, qu’elle a remises à El Watan qui les a reproduit intégralement, Djamila Bouhired interpelle donc vigoureusement le locataire d’El Mouradia et l’opinion publique algérienne.

Les déboires d’une grande dame

Dans sa lettre ouverte au chef de l’Etat, elle use d’une formule aussi cinglante qu’émouvante : « A Monsieur le Président d’une Algérie que j’ai voulue indépendante. » Et d’évoquer sa situation sociale avec franchise et dignité, en déplorant sans ménagement le sort réservé à des personnalités historiques d’un tel rang : « Mon épicier, mon boucher, ma supérette, pourront témoigner des crédits qu’ils m’accordent », écrit-elle, avant de souligner : « Il ne m’est jamais venu à l’esprit de compléter mes revenus par des apports frauduleux qui, malheureusement, sont très fréquents dans mon pays. » Une allusion on ne peut plus claire à la corruption à grande échelle qui gangrène le système. La lettre bouleversante de Djamila Bouhired vient ainsi battre en brèche un préjugé fort tenace selon lequel « la famille révolutionnaire se sucre sans vergogne » et que les militants indépendantistes n’hésitent pas à monnayer au prix fort leurs sacrifices d’hier. « Je sais que certains moudjahidine et moudjahidate sont dans la même situation », voire, ajoute-t-elle, « dans une situation plus critique », s’indigne la grande moudjahida. Des « frères et sœurs » insiste-t-elle, dont l’intégrité est au dessus de tout soupçon. Et de conclure sa lettre en martelant : « Je vous demanderais de ne plus nous humilier et de revaloriser notre dérisoire pension de guerre afin de vivre dans un minimum de dignité le peu de temps qui nous reste à vivre. »

« Je suis Djamila Bouhired, condamnée à mort en 1957 »

Dans le second document, Djamila Bouhired prend à témoin le peuple algérien. « Aujourd’hui, je me vois dans l’obligation de faire appel à vous », écrit-elle à l’attention de ceux qu’elle désigne affectueusement par ses « chers frères et sœurs algériens ». Faisant preuve d’une humilité qui n’a d’égale que sa colère, elle se présente comme l’aurait fait Madame Tout-le-monde : « Permettez-moi tout d’abord de me présenter. Je suis Djamila Bouhired, condamnée à mort en 1957 par le tribunal militaire d’Alger. » Et vlan ! Mais la vaillante moudjahida ne s’étalera pas davantage sur ses hauts faits de guerre. Elle évoquera plutôt son état de santé critique qui nécessite des interventions chirurgicales lourdes, dit-elle, et une prise en charge fort onéreuse. Mme Bouhired nous apprend au passage que c’est de l’étranger, et précisément de certains émirats du Golfe, qu’elle a reçu une offre de prise en charge, offre qu’elle a dignement déclinée pour d’évidentes considérations de « nif ». A l’Etat algérien maintenant de jouer… Nous le disions, Djamila Bouhired s’est fait très laconique et très discrète sur son fulgurant parcours militant. Il faut dire qu’elle n’avait guère besoin de se présenter. Djamila Bouhired rejoint le FLN alors qu’elle est étudiante. Elle intègre vite la Zone autonome d’Alger où elle devient officier de liaison aux côtés de Yacef Saâdi dont elle est l’assistante en pleine Bataille d’Alger. En avril 1957, elle est blessée et arrêtée. Incarcérée à la prison de Maison Carrée (El Harrach), elle sera torturée et condamnée à mort pour attentats à la bombe. S’ensuit une vaste campagne d’indignation menée par son futur mari, un certain… Jacques Vergès, ainsi que George Arnaud qui publient aux éditions de Minuit un manifeste tonitruant : Pour Djamila Bouhired. La jeune combattante acquiert dès lors un statut particulier et devient le symbole de toutes les femmes résistantes de l’Algérie insurgée. Si bien qu’en 1958, elle se verra immortalisée dans un film éponyme : Djamilah, signé Youcef Chahine, avec Magda Sabbahi dans le rôle-titre. Djamila Bouhired ne sera libérée qu’en 1962. Après l’indépendance, elle se distinguera par sa discrétion, loin des cercles officiels et de tous les lieux de pouvoir. Aujourd’hui, cette héroïne hors pair mène une autre lutte, cette fois contre la maladie. L’Algérie tout entière doit s’élever pour lui témoigner sa reconnaissance et son amour...

 http://www.elwatan.com/Le-cri-de-colere-de-Djamila
Un groupement d'entreprises luso-brésilien pour la réalisation du port de pêche d'El Aouana
    Le port de pêche et de plaisance d'El Aouana (Jijel) sera réalisé par un groupement d'entreprises luso-brésilien, a-t-on appris samedi auprès de la direction de wilaya des travaux publics.Le groupement d'entreprises Andrade/Zacope (Brésil-Portugal),s'est vu attribuer "provisoirement" le marché de réalisation de
ce port pour un montant de plus de 3,97 milliards DA, avec un délai contractuel de 25 mois, a précisé la même source. Après analyse et évaluation des offres en fonction des critères de sélection indiquées dans le cahier de charge, le marché a été octroyé à ce groupement d'entreprises, présent dans la wilaya pour la réalisation du barrage de Boussiaba à El Milia (Sud-est de Jijel), lancé mardi dernier par le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, lors de sa tournée dans plusieurs wilayas de l'Est du pays, a-t-on indiqué.
APS
Plus de 6.000 visiteurs se rendent chaque  jour au parc animalier de Kissir (Jijel) considéré comme un lieu de détente  pour certains et de curiosité pour d’autres, très intéressés par sa richesse  faunistique. Cet espace de 24 hectares qui a ouvert ses portes en 2006 s’est révélé  un pôle d’attraction, créant de l’animation dans la région tout en suscitant  l’intérêt des chercheurs, scientifiques et des universitaires, a-t-on indiqué à la direction du parc. L’établissement a annoncé l’arrivée prochaine d’autres espèces animales  dont notamment un éléphant, un lion, un loup de Serbie et un ours. Outre le renforcement des enclos, la direction du parc entend réaliser  un grand aquarium pour recevoir certaines espèces de poissons. Plus de 30 espèces animales protégées par la loi dont certaines sont  en voie de disparition existent actuellement dans ce parc.  
  EL MOUDJAHID   

       
            Construction du barrage de Kissir à Jijel          
            Les expropriés mécontents
          Comme, à chaque fois, les pouvoirs publics entreprennent de grands travaux sans se soucier des répercussions inéluctables, mais non moins douloureuses qui sont subies par les populations vivant dans la région appelée à contenir ces projets.
          L’aspect social lié à la construction du barrage de Kissir à la frontière des communes de Jijel et El Aouana en est la parfaite illustration. Les Ouled Taffar, qui ont souffert des exactions terroristes de la dernière décennie, ont vu une bonne partie de la population fuir pour se réfugier, principalement à Jijel. La programmation du barrage de Kissir qui engloutira à l’issue des travaux la quasi-totalité de leur vallée, sonne le glas des espérances d’un éventuel retour vers la terre ancestrale, mais les déboires de cette population ne sont pas circonscrits dans la seule plaie du déracinement. Nombre des citoyens concernés qui se sont regroupés au sein de l’association sociale Touafra, jugent que ce déplacement forcé des ouled Taffar entraîne dans son sillage de graves conséquences en terme d’appauvrissement, vu que, soutiennent-ils, la réinstallation des populations déplacées ne s’est pas faite et que les indemnisations proposées, dont certaines précisent-ils n’atteignent même pas les 500 000 dinars, sont loin de compenser, le bâti et les ressources générées par l’activité agricole qui était le gagne-pain d’un certain nombre de citoyens. Outre ce point focal lié aux conditions d’expulsion, comme  le qualifient nos interlocuteurs et pas de libération des lieux comme le voudrait la logique, les contestataires ajoutent le cas des parcelles désormais inaccessibles qu’ils considèrent en dehors du périmètre à exproprier, jugeant cet état de fait comme une violation de propriétés privées. Or, l’arrêté de wilaya 435/99 du
12/09/199 portant déclaration d’utilité publique d’une superficie initiale de 229 hectares et 32 ares, a été modifié et la surface à exproprier revue à la hausse sans, se défendent les concernés, qu’il y ait eu notification conformément à l’article 11 alinéa 2 de la loi 91/11 qui stipule que sous peine de nullité, l’acte de déclaration d’utilité publique est (…) notifié à chacun des intéressés. S’appuyant sur l’article 2 de la loi précitée qualifiant l’expropriation comme mode exceptionnel d’acquisition de biens ou droits immobiliers (…) lorsque le recours à tout autre moyen, a abouti à un résultat négatif, les concernés s’étonnent par ailleurs de la manière dont a été faite cette expropriation, vu que, indiquent-ils, si dès le départ une indemnisation juste et équitable comme précisé dans la loi, avait été mise en œuvre.
En effet, au départ le mètre carré a été estimé à 50 dinars, soulevant un véritable tollé chez les propriétaires, avant d’être porté à 100 dinars, somme considérée en-deçà du sacrifice consenti au renoncement à l’existence sur une terre ancestrale nourricière. Autre écueil auquel sont confrontés certains citoyens, le défaut d’indemnisation en ce qui concerne les terres non titrées. Pourtant ce point a été tranché lors d’un conseil du gouvernement (31 mai 1989) à l’issue duquel une instruction cadre interministérielle (554 du 23/08/1989) a été pondue stipulant que l’arrêté d’expropriation établi sur la base du rapport du commissaire enquêteur constitue en lui-même un titre régulier.
La même circulaire précise que les possesseurs reconnus en tant que tels par la liste établie par le commissaire-enquêteur (…) peuvent valablement être
indemnisés et percevoir l’indemnité compensatoire sans autre justificatif. Les annexes dudit rapport comprennent à ce propos un état de 56 parcelles titrées et 38 autres non titrées. Quant au montant global consigné pour cette expropriation, il est de 547 974191,60 dinars. Dernier point soulevé par l’association quant à la procédure suivie, la question du respect de la réglementation en matière de publicité foncière conformément à l’article 42 de la loi citée ci-dessus, qui précise que l’entrée en possession ne peut avoir lieu que sous réserve de satisfaire à la réglementation en matière de publicité foncière.
A ce propos, deux membres d’une famille d’expropriés nous ont remis des certificats négatifs établis courant février 2007, pour des terres couvertes par l’arrêté d’expropriation. Or, l’article 30 de la loi 91/11 spécifie que l’acte administratif d’expropriation est notifié à l’exproprié et au bénéficiaire de l’expropriation et fait l’objet des formalités légalement requises en matière de mutation foncière:les intéressés sont alors obligés de libérer les lieux.
De même que l’arrêté de wilaya n°1140/05 du 18 septembre 2005, portant expropriation des biens et droits,fixe en son article 4 un délai d’un mois pour procéder à l’enregistrement et à la publication au niveau de la conservation foncière. Reçus dans son bureau à Kissir par M.Bibi Miloud, responsable de l’agence nationale des barrages et des transferts (Anbt), ce dernier nous dira la superficie porte sur 305 hectares touchées par la cuvette et le périmètre de sécurité ce qui fait que la surface globale couverte par la déclaration d’utilité publique, englobant les terres titrées et non titrée, communales…, est de 600 ha. Il ajoutera que cette association a toujours été associée lors des réunions. Quant à la procédure à l’amiable, nous avons tenté de nous rapprocher des concernés, mais on a toujours été éconduit. Concernant le prix donné, il nous dira que l’argent est consigné au niveau du trésor et le prix du mètre carré qui était de 50 dinars a été porté à 100 dinars. Quant à ceux qui refusent ce prix, c’est leur droit absolu d’introduire l’affaire devant la justice pour en demander la révision.
elwatan
            Jijel: El Aouana attend son port
          La réalisation d’un port de pêche et de plaisance à El Aouana dans la wilaya de Jijel a fait l’objet d’un appel d’offres, avons-nous appris auprès du directeur des travaux publics.
          Destiné aux entreprises spécialisées en travaux maritimes, cet appel d’offres national et international restreint intervient après l’achèvement des études de ce futur port situé à l’entrée ouest du chef-lieu de commune. Questionné à propos de la future pénétrante Jijel– Sétif, le directeur des travaux publics nous dira qu’une variante de ce projet pris en charge par l’agence nationale des autoroutes, a été retenue. Elle longe le couloir de l’oued Djen djen entre les communes de l’Emir Abdelkader et Oudjana pour rejoindre le territoire de la commune de Djimla avant d’entrer dans les limites de la wilaya
de Mila puis celle de Sétif au niveau de l’autoroute Est-Ouest.
Ce projet sur lequel reposent les plus grands espoirs de la région concourera à désenclaver grandement la wilaya, particulièrement les infrastructures économiques comme le port de Djen djen et les communes montagneuses qui seront traversées par bretelle autoroutière.
elwatan 27 janvier 2007
       
            Des Portugais pour le barrage de Boussiaba
          Aprèsle barrage de Kissir, dont les travaux ont été confiés à l’entreprise serbe Hydrotehnika, l’agence nationale des barrages et des transferts vient d’annoncer l’attribution provisoire des travaux de construction du barrage de Boussiaba dans la commune d’El Milia (wilaya de Jijel) au groupement d’entreprises portugaises Zogope/Andrade Gutierrez pour un montant de 253 milliards de centimes et un délai de réalisation de 30 mois.
         Le barrage Boussiaba d’une capacité de 150 hm3 pour un volume régularisé de 80 hm3 est destiné essentiellement pour le transfert vers le barrage de Beni Haroun dans la wilaya de Mila qui est lui aussi connu pour assurer des transferts vers différentes wilayas de l’est du pays, notamment Constantine et Batna. Pour rappel, le barrage de Kissir, qui sera érigé sur le cours de l’Oued,qui sépare les communes de Jijel et à El Aouana à une dizaine de kilomètres à l’ouest du chef-lieu de wilaya, aura une capacité de 68 hm3 pour un volume régularisé de 48 hm3. Ce futur ouvrage hydraulique devrait assurer l’alimentation en eau potable de près de 250 000 habitants du centre de la wilaya, soit entre El Aouana et Chekfa en passant bien sûr par Jijel.
      elwatan

 Un voilier français s'est échoué, hier matin sur une plage à El Aouana (ouest de Jijel, sur la corniche), a-t-on appris de la gendarmerie nationale. Le voilier de 12 m de long, portant le numéro F.5172 avec l'inscription "Candide ma", proviendrait de la ville de Marseille (Sud de la France). Echoué sur la plage de
Marigha à environ 2 km d'El Aouana, ce voilier; sans passager à bord, a été découvert, tôt le matin, par des gendarmes en patrouille de routine. Les éléments de la gendarmerie nationale, des gardes-côtes et de la protection civile se sont rendus sur les lieux de l'échouage de cette embarcation.
EL MOUJAHID
Lundi 09 Janvier 2006
                      Un terroriste abattu
           Des éléments de l’ANP, embusqués dans la région sud de Timizert, à l’est d’El Aouana (wilaya de Jijel), ont réussi à éliminer, hier après-midi, un terroriste de passage dans cette zone.
          Selon les informations recueillies, le terroriste, Rachid H., âgé de 26 ans, avait en sa possession un fusil-mitrailleur kalachnikov ainsi qu’un téléphone portable qui ont été récupérés. Le corps inerte du terroriste a été transféré vers la morgue de l’hôpital Mohamed Seddik Benyahia de Jijel.
elwatan  9 janvier 2006
                  El Aouana         
            Un lycéen agresse son enseignant
          Les enseignants du lycée Youcef Cheraitia d’El Aouana (20 km à l’ouest de Jijel) ont arrêté jeudi dernier les cours en signe de protestation contre l’agression dont fut l’objet le doyen des enseignants de ce lycée de la part d’un élève de 2e année secondaire. Ces derniers comptent, avons-nous appris, continuer leur mouvement tant que cet élève n’est pas traduit devant la commission de discipline, qui devait se réunir hier. Selon des témoignages, l’enseignant, qui a vainement essayé de calmer un élève pour ses égards de conduite, s’est retrouvé empêtré dans une bagarre au cours de laquelle le lycéen lui asséna un coup à la tête avec un objet. Saignant de la tête, le professeur sera conduit par ses collègues au centre de santé où il recevra les soins nécessaires. Quant à l’élève, il a été maîtrisé par d’autres enseignants. Des comportements condamnables.
elwatan
                 
            Projet d’un parc animalier
          Dans le souci de protéger et de préserver les ressources de faune et de flore et le développement de la recherche scientifique et l’expérimentation, la commune d’El Aouana a été retenue par les autorités de la wilaya de Jijel pour accueillir un parc animalier qui devrait être réalisé à Kissir (10 km à l’est de Jijel).Les motifs fondamentaux avancés pour justifier cette projection s’articulent autour du souci de créer les précurseurs d’une activité didactique, pédagogique et de découverte au profit des décideurs, des écoliers et du grand public... ainsi que la création d’une station d’observation et de suivi de la faune, notamment les oiseaux et les petits mammifères. Cette réalisation dotera, enfin, la wilaya de Jijel qui recèle une immense richesse faunesque d’une infrastructure spécialisée qui assumera à n’en point douter dans un proche avenir le rôle de pôle d’attractions privilégié. Le parc animalier projeté devrait s’étendre sur une superficie de 22 ha et nécessitera, selon la fiche technique élaborée à cet effet, une enveloppe financière de 65 millions de dinars. D’ores et déjà, un appel d’offres devant concerner dans un premier temps la réalisation d’une clôture a été lancé par voie de presse. Outre les structures d’accompagnement, le parc animalier sera doté d’un bassin d’eau, d’un enclos pour les mammifères herbivores, de cages et de volières ainsi que
d’un laboratoire de taxidermie. Une liste d’une cinquantaine d’animaux répertoriés dans une douzaine d’espèces devant être acquises a été par ailleurs établie.
elwatan 27 mars 2005     


      Un terroriste a été abattu hier vers 15h à Makoufa, au sud d’El Aouana, dans la wilaya de Jijel.Il était tombé dans une embuscade tendue par les éléments de l’ANP. Il portait sur lui une bombe artisanale et des chargeurs garnis (88 balles). Il a été transféré à la morgue de l’hôpital de Jijel pour identification.
 elwatan 5 décembre 2004

            El Aouana (Jijel)
         
            Journée du monologue et du rire
          C’est devenu une tradition durant la saison estivale pour la direction de la culture de la wilaya de Jijel d’organiser des journées du monologue et du rire. En collaboration avec l’association Medjanine, cette manifestation culturelle se tiendra du 10 au 16 août au niveau du camp international des jeunes de Bordj Blida, commune d’El Aouana.Au menu de la présente édition, neuf représentations sont prévues à raison d’un monologue par soirée, mis à part les journées des 14 et 16 août où l’on a programmé deux représentations. La manifestation sera ouverte par Ettiha de l’association Afak de Batna.
Au cours des journées suivantes, le public aura droit à des spectacles animés par Lamri Kaouane de Sétif avec 100% redjla, une coopérative de Guelma avec La Machine, Djeha, du théâtre de Bordj Bou Arréridj, Bliri, de Constantine, Ayeche metayech, de Kamel Farad et Le Virage, du Théâtre régional de Bel Abbès. L’ultime journée de cette semaine du monologue sera réservée à deux spectacles de Lamri Kaouane et Chafia Boudraâ avec respectivement Takh achlakh et Ettahia       
elwatan
        
            EL AOUANA
            Reddition d’un taliban
La soixante-seizième reddition depuis l’expiration des dispositions prévues par la loi sur la concorde civile a été enregistrée hier en fin de matinée au niveau de la localité de Timizert, dans la commune d’El Aouana (20 km à l’ouest de Jijel). Le repenti B. Walid, 24 ans, activait jusque-là avec le groupe dénommé Taliban. Cette fois-ci,aucune arme n’a été déposée, avons-nous appris de source sûre.
     elwatan

EMEUTES

 

 Les habitants protestent par B. M. C.
Des habitants de la localité de Timizer, relevant de la commune côtière d'El-Aouana ont procédé, dans la matinée de samedi, à la fermeture de la RN 43, reliant la wilaya de Jijel à celle de Béjaïa, en signe de protestation contre les conditions difficiles dans lesquelles ils vivent.
En effet, des habitants de ladite localité faite de constructions anarchiques, située à mi-chemin entre la commune d'El-Aouana et le chef-lieu de la wilaya, ont totalement bloqué ladite route par des pneus enflammés et des troncs d'arbres placés au milieu de la chaussée, entre la région de Timizer et Bourchaid, tronçon qui s'étend sur une distance de quelque 2km.
Les protestataires dont la majorité sont des jeunes chômeurs de cette localité qui, faut-il le souligner, était un camp de concentration durant l'époque coloniale, enregistrant une urbanisation anarchique, ces dernières années, réclament la prise en charge d'un certain nombre de doléances dont, entre autres, l'eau potable, l'emploi, la dégradation du cadre de vie de leur cité dépourvue de commodités. Selon des informations recueillies auprès de plusieurs passagers, ce mouvement de protestation a lourdement pénalisé les automobilistes et les camionneurs qui empruntent cette route reliant la wilaya à la capitale.
Les animateurs de ce mouvement, surexcités ont demandé une rencontre avec le chef de l'exécutif pour débattre de leur situation et trouver les solutions qui s'imposent.
Face à cette situation qui a failli connaître un dérapage, les autorités locales ont fait appel à la force publique pour disperser les manifestants composés essentiellement des jeunes chômeurs. La circulation a repris son cours normal aux environs de 13h, suite à l'intervention des forces de l'ordre.

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